vendredi 27 février 2026

Et pendant qu'ils me pansent, moi, je ne pense pas

 C'est peut-être la première fois de ma vie, à près de 83 ans, que j'ai tout ce temps  à passer seule entre quatre murs, en n'ayant  nul projet, comme en arrêt, avec peu à faire , si ce n'est de me faire face, ici maintenant , au cœur de l'expérience, sans projection sur la suite , tant je ne pense pas . 

Je fais le point, c'est tout. Je regarde  sans attente, sans jugement . J'ai la vague impression qu'il m'est demandé de grandir, de changer , de réorganiser ma posture intérieure . Mais je ne sais même pas trop dans quelle direction. Toutefois, je suis prête . J'ai lâché prise. J'ai confiance. Alors je guette les signes que l'Univers voudra bien envoyer pour me guider vers cette meilleure version de moi-même 


Pour le moment, on m'a placé une sonde nasale qui transporte chaque nuit des pseudo-aliments en direct dans l'estomac pour combattre une malnutrition qui résiste et retarde la guérison d'un escarre, par exemple, et une remise en forme  plus visiblement dynamique . 

Je suis donc dans ce no man's land de la résilience . De la foi aussi .

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire