mercredi 20 mai 2026

9 ans aujourd'hui


 Je sortais de l'hôpital . On m'avait réparé le trochanter cassé . J'habitais chez mes parents . Je souris, car Sonya était venue d'Autriche pour s'occuper de moi . Ma mère était encore vivante . Mon père  avait 99 ans et draguait encore .

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Jugez par vous-même



 



Do you have her Lord ?


 Ce pourrait avoir été le chagrin de Sean K. quand Anne s'en est allée 


My coffee’s black The kitchen’s cold Just like the stories we never told I still reach out to pour your cream Before I wake from this heavy dream

The newspaper sits on your side of the wood I read it to you, live, how I only could But the dust just settles where you used to be Across the table, away from me

I’m asking the shadows I’m asking the wall Who, why did You take her? Why her first of all? Do You have her, Lord?

In the house where the light never dies Can You hold her close Wipe the silver of years from her eyes? I am lonely, I’m broken, I’m shivering here In the silence of every passing year

But if she’s in Your arms Safe from the rain Then I’ll find the strength To carry this pain

I see you battle, the pages are worn That at the place where the scarcity’s born You used to say that the best is to come That this world is a journey, but heaven is home Now the chair is just wood, and the room is just stone But I feel a warmth when I’m most alone Like a breath on my shoulder, a song in the air You left me your face in the empty chair



Mon café est noir / La cuisine est froide Tout comme les histoires qu'on ne s'est jamais racontées Je tends encore la main pour verser ta crème Avant de m'éveiller de ce cauchemard Le journal est posé de ton côté de la table Je te l'ai lu, en direct, comme j'étais le seul à pouvoir le faire Mais la poussière se dépose là où tu étais De l'autre côté de la table, loin de moi

Je demande aux ombres/Je demande aux murs Pourquoi, pourquoi l'as-Tu prise ?/ Pourquoi elle, d'abord ? L'as-Tu, Seigneur ? Dans cette maison où la lumière ne meurt jamais.

Peux-Tu la serrer contre toi Effacer les larmes des années de ses yeux ? Je suis seule, je suis brisé, je frissonne ici Dans le silence de chaque année qui passe Mais si elle est dans Tes bras À l'abri de la pluie Alors je trouverai la force De porter cette douleur

Je te vois lutter, les pages sont usées . C'est là que naît la pénurie. Tu disais que le meilleur était à venir. Que ce monde est un voyage, Mais que le ciel est la demeure Maintenant, la chaise n'est plus que du bois, et la pièce que de la pierre Mais je ressens une chaleur quand je suis le plus seul Comme un souffle sur mon épaule, une chanson dans l'air Tu m'as laissé ton visage dans la chaise vide

lundi 18 mai 2026

Un Tautogramma

  C'est un texte dont TOUS les mots commencent par la MÊME lettre. Voici un texte de Georges Perec. Un travail de fou et surtout de recherche. Depuis le titre jusqu'à la fin du texte, chaque mot commence ici par la lettre C 

Ça commença comme ça : certaines calomnies circulaient concernant cinq conseillers civils coloniaux : contrats commerciaux complaisamment conclus, collaborateurs congédiés, comptabilités complexes camouflant certaines corruptions crapuleuses, chantages comminatoires, concussions classiques... Croyant combattre ces charges confuses, cinquante commissaires-chefs comiquement conformes (cheveux châtain clair coupés courts, costume croisé, chemise couleur chair, cravate café crème, chaussures cloutées convenablement cirées) contactèrent certains colonels congolais causant couramment cubain. « Cherchez chez Célestin, Cinq, Cours Clémenceau », chuchota ce centenaire cacochyme, constamment convalescent, « car ce célèbre café-concert contrôle clandestinement ces combines criminelles. » Cinq commissaires chevronnés coururent courageusement Cours Clémenceau. Cependant, coïncidence curieuse, cinq catcheurs corpulents, cachés chez Célestins, complotaient contre cette civilisation capitaliste complètement corrompue. Ces citoyens comptaient canarder certain chef couronné considéré comme coupable. Commissaires certifiés contre champions casse-cou : choc colossal ! Ça castagna copieusement. Conclusion : cinquante clients contusionnés, cinq cardiaques commotionnés, cinq cadavres !Ce chassé-croisé cauchemardesque