samedi 21 février 2026

Merci à vous tous

 Encore trop lasse vraiment pour partager plus 

Pour vous confier les craintes de ne plus retrouver la capacité de marcher, même de travers ,qui m'ont parfois assaillie , le découragement qui m'a envahie quand je n'avais pas la force de tenir debout, quand je ne pouvais rien avaler sans vomir . Mon sentiment de dépendance de quand j'ai dû porter des couches, être lavée, nettoyée, changée et traitée comme devenue totalement impotente .

Imaginez que mon gendre a dû, chez lui, me faire monter dans ma chambre du 1er étage à dos d'homme ! Le sien, en l'occurrence  (aussi par amour pour ma fille, je suppose !)



Seb et Steph partent au Mexique demain avec leurs petits . Ils sont venus m'apporter du saucisson, des cornichons, des asperges,  des palmiers , des bonbons , un couteau suisse, de la fleur de sel !!! Pour que j'aiguise mon appétit  qui reste celui d'un oisillon rescapé.
Et puis j'ai toutes vos visites , vos messages 

C'est  bien d'être ainsi accompagnée par ma famille de sang et par vous tous, ma famille de cœur, qui font que je puise en vous tous le courage nécessaire pour croire que je m'en sortirai, sinon brillamment,valeureusement ! 

vendredi 20 février 2026

A Rothschild dans une semaine

 



Je quitterai l'hôpital Pompidou, Rue Leblanc  dand e 15eme arrondissement le lundi 2 mars






Pour rejoidre le centre de rééducation neurologique de l'hopital Rothschild, rue Santerre dans le 12ème arrondissement où je devrais passer un minimum d'un mois en soins de sute 


jeudi 19 février 2026

Emmanuelle est à Douarnenez

 Avec Marion Cotillard en tête d’affiche, Emmanuelle Bercot a commencé début février le tournage de L’Enragé, son septième long-métrage. Le film adapte le roman éponyme de l'écrivain français Sorj Chalandon, (Grasset, 2023), qui s’inspire d’un fait d’actualité survenu en 1934 dans un bagne pour enfants à Belle-Île-en-Mer. Actuellement tourné en Bretagne, ce drame historique réunit également Benoît Magimel autour d’un casting largement composé de jeunes comédien·nes.

De quoi va parler L'Enragé ?

Avec L’EnragéEmmanuelle Bercot retrouve Benoît Magimel, qu’elle avait déjà dirigé dans La Tête haute (2015) puis De son vivant (2021). Cette nouvelle collaboration s’inscrit dans la continuité d’un travail commun autour de personnages bruts, confrontés à la violence des institutions et aux limites des systèmes judiciaire et social. La particularité de ce projet ? Le film repose en grande partie sur un casting d’adolescent·es, avec Aaron Debarre dans le rôle central de Jules Bonneau, surnommé “La teigne”. Autour de lui, Marion Cotillard incarnera Anne Kadarn, une infirmière aux idées progressistes qui recueille le jeune fugitif après son évasion. Le casting est complété par Robin Dancoing et Christophe Montenez, sociétaire de la Comédie-Française. Ce choix d’un casting mêlant figures établies et jeunes interprètes s’inscrit dans la démarche de la cinéaste, qui place l’enfance et la jeunesse au cœur de son cinéma. À travers le regard de ces adolescents, L’Enragé interrogera la responsabilité des adultes et la possibilité, même fragile, d’une réparation.



Marion Cotillard et Benoît Magimel posent leurs valises à la pointe du Millier, à Beuzec-Cap-Sizun, dès lundi 23 février. Durant plusieurs semaines , Le Cap Sizun se transforme en plateau de cinéma .  


Ma famille du côté maternel vient de là-bas : Douarnenez, Kerlaz, Tresmalouen, Plomodiern, St Nic . C'est mon fief favori aussi je me réjouis de les savoir là, elle et son ami Benoît  avec Marion. Je ne peux que me réjouir de voir ces si beaux paysages de mon enfance fixés sur la pellicule par une arrière-arrière - arrière petite fille  des Marchadour.

Elodie à Palolem

 Où elle devait venir me rejoindre 10 jours et où elle a bien fait d'aller même si je n'y étais pas 


   Ici le Pont bleu 







Elodie et mon amie Janice qui 'a  l'a emmenée en scooter déjeuner à la Tortuga Beach,  de son vrai nom Balgigaba , chez Santosh 


! Mon restaurant favori loin de toute pollution . J'y ai dégusté le meilleur crabe de ma longue  carrière d'amateur  !  Les meilleures huîtres aussi peut-être aussi d'aileurs.




mercredi 18 février 2026

Rageant


 La météo rend le tournage  de "L'Enragé " très difficile pour toute l'équipe d'Emmanuelle qui tourne, de nuit en extérieur,  dans le vent froid  et sous la pluie cinglante, dans la baie de Quiberon.

Lorsque j'étais petite

 J'ai apprécié ce texte 




 C’était avant !
  Ma mère découpait le poulet, hachait les œufs et tartinait le pain avec le même couteau, sur la même planche, sans jamais utiliser d’eau de Javel. Et pourtant, je n'ai aucun souvenir d'avoir été intoxiquée.   
Le dimanche, c'était souvent "poulet frites" . Pas besoin d'aller chez  McDo pour en manger . Nous aimions nos traditions 
 Nos sandwichs d’école étaient enveloppés et glissés dans un sac en papier brun, souvent récupéré des sachets de légumes achetés au marché,  Il n'y avait ni glacière ni compartiment réfrigéré. 
Nos goûters : du pain avec du beurre et quelques carrés de chocolat à l'intérieur  ou du beurre, du sucre et de la crème de lait bouilli dessus. .Et je ne me souviens pas avoir croisé la route d’une bactérie E.-coli

 


Nous aurions tous préféré plonger dans le lac, la rivière, ou courir sur la plage, plutôt que barboter dans une piscine chloréeoù tout le monde est agglutiné et où il fallait payer pour entrer. D’ailleurs, les plages ne fermaient jamais à l’époque. 
On faisait du sport à l'école, pieds chaussés de simples baskets, sans semelles à coussins d’air, sans réflecteurs lumineux intégrés, ni gadgets dernier cri et qui ne coûtaient pas un bras à nos parents 
 Des blessures ? Il y en avait sûrement… Pourtant, je ne m’en souviens pas
 À l’école, une faute se soldait par une punition
On appelait cela "la discipline" Et nous avons grandi en respectant les règles, en honorant nos aînés et nos anciens 

 


Nous étions trente, parfois jusqu'à cinquante par classe. Pourtant, nous avons tous appris à lire, écrire, et compter. Les tables de multiplication se savaient par cœur. Les devoirs étaient faits le soir.Et nous avons même appris à rédiger une lettre sans fautes Étrange, n’est-ce pas ? 
À la fin de l'année scolaire, il y avait des kermesses avec des tombolas,et chaque Maman préparait un gâteau que nous étions si fiers d'apporter. Il y avait un tableau d'honneur où les noms des plus méritants et des mieux notés étaient inscrits et valorisés, et faisaient leur fierté
Nous chantions l’hymne national et nous honorions notre drapeau
Et personne ne s’en offusquait. 


Rester en retenue après les cours suffisait à nous couvrir de honte
Je ne me souviens pas de m’être ennuyé sans ordinateur, sans
PlayStation, sans Nintendo, ni Xbox, ni bouquet TV à 270 chaînes
L’ennui ? Il ne semblait pas exister!

 

 Et quand une guêpe nous piquait, où étaient les antibiotiques ou les trousses stériles ? Il n'y avait rien de tout cela
Maman sortait la bouteille d’iode, ou des recettes de grand-mère
Commefrotter de l'ail ou mettre du vinaigre sur la piqûre. Aujourd’hui, ce serait direction les urgences, et dix jours
d’antibiotiques 

 


 
On réglait les problèmes nous-mêmes sans avocat. C'était bien trop cher.  S'il y avait une bagarre, ça en resterait aux mains et à la loyale. Il n'y avait ni couteaux ni machettes 
On jouait dehors jusqu'à une certaine heure, après quoi il fallait
rentrer et nos parents y veillaient, et savaient toujours où l'on était
On pouvait se promener dans les rues même tard le soir sans avoir peur de se faire voler, violenter ou égorger 
Aucun de nous ne savait ce qu'était une famille dysfonctionnelle. Comment l'aurions-nous su? Tout se réglait naturellement
On ne parlait ni de thérapie de groupe ni de gestion de la colère
Et le pays entier ne prenait pas de Prozac


Comme nous avons eu de la chance !

Amour à tous ceux qui ont partagé cette époque