Une petite -fille Trésor.
D'une fidelité exemplaire , d'une bonne volonté sans limite . Merci Camille pour les 3 visites par semaine, pour les calins, les courses , les conseils. Merci pour ta joie de vivre, ta joliesse, ton écoute.
Cool Reflexions from a cool Granny living in a cool country the Djwaal Khool way
D'une fidelité exemplaire , d'une bonne volonté sans limite . Merci Camille pour les 3 visites par semaine, pour les calins, les courses , les conseils. Merci pour ta joie de vivre, ta joliesse, ton écoute.
D'un commun accord les villageois ont décidé de se réunir afin de prier pour avoir de la pluie . Le jour de la prière tous sont donc réunis . Peu de temps après leurs incantations il se met à tomber des cordes mais seul un enfant avait un parapluie. C'est ça LA FOI
Quand vous lancez un bébé en l'air , il rit, parce qu'il sait que vous le rattraperez . C'est ça LA CONFIANCE.
Tous les soirs nous nous couchons sans aucune assurance d'être encore en vie le lendemain matin mais nous règlons notre reveil. C'est ça L'ESPERANCE
Nous prévoyons de grandes choses pour l'avenir sans avoir une idée de ce qu'il sera . C'est de L'ESPOIR
Nous voyons les gens divorçant, souffrant injustement un peu partout mais nous nous marions quand même .
C'est ça ce qu'on appelle L'AMOUR
Sur le T shirt d'un retraité cette phrase etait imprimée : Je ne suis pas un ancien de 76 ans . Je suis un jeune de 16 ans avec 60 ans d'expériences " . C'est avoir L'ATTITUDE POSITIVE, l(a seule que l'on puisse se permettre vu la négativité ambiante )
Savez-vous que si les abeilles étaient payées au SMIC, 1 kg de miel coûterait 96 600 €. Il faut 6 000 000 de fleurs pour 1 kg de miel. Une abeille butine env 700 fleurs en une heure, soit 8570 heures pour 1 kg de miel, à 1, 27 € le smic horaire
LE MIEL
Saviez-vous que l'une des premières pièces de monnaie au monde portait le symbole d'une abeille ?
Saviez-vous qu'il y a des enzymes vivantes dans le miel ?
Saviez-vous qu'au contact de la cuillère en métal ces enzymes meurent ? La meilleure façon de manger du miel est avec une cuillère en bois, si vous n'en trouvez pas, utilisez du plastique.
Saviez-vous que le miel contient une substance qui aide votre cerveau à mieux fonctionner ? Que le miel est l'un des rares aliments sur terre qui seul peut soutenir la vie humaine ?
Saviez-vous que la propolis produite par les abeilles est l'un des ANTIBIOTIQUES naturels les plus puissants Saviez-vous que le miel n'a pas de date de péremption?
Saviez-vous que les corps des grands empereurs du monde étaient enterrés dans des cercueils dorés puis recouverts de miel pour les empêcher de pourrir ?
Saviez-vous qu'une abeille vit moins de 40 jours, visite au moins 1 000 fleurs et produit moins d'une cuillère à café de miel, mais pour elle c'est toute une vie.
J'ai demandé à l'hôpital pourquoi ils ne mettaient du miel médical sur mon escarre alors que les bienfaits de la technique ont été prouvés . Il m'a été répondu qu'en France dans les Hôpitaux on n'utilisait pas les remèdes de grand-mère . Quel dommage !
Et puis surprise ! La famille Argence est arrivée pour me rejoindre alors que je faisais des mots fléchés dans le jardin. Les enfants ne sont pas autorisés à l'intérieur de l'hôpital. Mais pouvaient me voir dehors
J'avais demandé une permission de sortie pour ce dimanche et ai pu ainsi inviter Marine aria Lila à l'Olivier au 68 rue de Picpus , un restaurant marocain réputé, situé à quelques 300 mètres seulement de l'hôpital
Tajine pour Marine. Couscous végétarien pour Lila . Couscous aux merguez pour Maria et couscous d'agneau pour moi. Un plat de frites à partager . Et 1/4 de vin , enfin ! Un régal ,va sans dire, après 2 mois et demi de cantine hospitalière . J'ai pu voir que je n'avais pas perdu le sens du goût, comme je l'avais parfois cru, et je me suis régalée .
Un accueil charmant . Une addition correcte . Une adresse à garder en tête :
L'OLIVIER 68 RUE DE PICPUS 01 46 28 83 71
Ce jour-là, j'étais au comble de la joie. J'écrivais mes mémoires en anglais . Je vivais une sorte d'état de grâce, comme le plus souvent quand je suis en Inde, je lévitais en quelque sorte en survolant ma vie. Je réalisais que je redevenais, que j'étais redevenue, cette jeune personne à qui j'avais promis de ne pas me fondre dans la masse. J'avais gardé, derrière bien des chagrins infligés, une âme d'enfant, une forme de pétulance, de curiosité bienveillante, d'enthousiasme pour la vie, et je m'étais dit ce matin-là, que la " petite Anne" en moi, je ne l'avais pas trahie.
Mon enfance et mon adolescence n'ont pas été heureuses. Je les ai vécues en numéro de casiers de consigne, un peu comme si mes parents m'avaient oubliée et m'avaient laissée enfermée dans différentes gares, qu'elles aient pour nom : nourrice, colonie de vacances, pension catholique, lycée ou grand-tantes paysannes, et je m'émerveillais de m'être débrouillée pour avoir déniché, malgré tout, un double de leurs clés : je m'en étais sortie. J'ai vite compris que ce ne sont jamais les événements qui causent nos souffrances, mais l'interprétation que nous en faisons. Foi en l'Univers, confiance, positivité, j'm'en foutisme, résilience, authenticité: les outils ne m'ont pas manqué.
J'étais si fière de mon parcours , si reconnaissante de l'endroit où la vie m'avait finalement menée !
Un grand amour m'avait sauvée . Une volonté d'Aimer "sans retour", envers et contre tout et tous, en ne comptant que sur moi-même, m'avait offert une direction, m'avait forgé une sorte de mission. J'avais fait de cette petite vie de rien, un destin !
L'ayant bien mérité, je suis allé me faire masser....
Et puis je suis tombée . Sur une marche en pierre d'abord, puis de l'autre côté ! Du côté de mon âge, avancé, des hospitalisations, des interventions, de la rééducation...Mais j'ai vite vu qu'épuisée comme j'ai été, je ne pouvais, ni écrire, ni lire, ni créer , ni penser
Et j'ai bien fait de ne pas lutter car durant ces 6 premières semaines, vécues en zombie presque, que ce soit pour cause d'anémie, de malnutrition, de transfusions et de réactions aux nombreux antibiotiques censés combattre de nombreuses infections, j'ai vite compris l'opportunité que j'avais de me désentitifier consciemment , de sortir de moi-même, de prendre la porte de sortie et de considérer désormais la vieillesse comme ma meilleure amie .
Et j'ai bien fait de n'en rien penser, car quand les forces sont un peu revenues, j'étais comme décapée, récurée. Il n'y avait plus matière à penser. Ce que j'avais perdu dans la forme, je l'avais gagné en conscience . J'étais vivante. Point Barre. Rien à prouver, rien à cirer.
Aujourd'hui, je n'ai à m'occuper que de ma vie intérieure, ayant clairement vu que ma vie extérieure avait changé de forme au fil du temps et que cette incarnation n'était, à part le service qu'elle m'a permis de rendre, qu'une expérience parmi tant d'autres. Or il se trouve que ma vie intérieure est tapissée de tendresse, moquettée de sagesse, et ne connaît aucun des stress que s'invente l'Ego. Tout y est comme il faut ; juste parfait ! Je m'y fais.