On m'a enlevé, ce vendredi 6 mars, la sonde nasogastrique qui me gênait depuis une semaine , et après une transfusion de sang on m'a aussi retiré ce matin le cathéter.
Je ne ressemble plus à cet éléphanteau . Et...;
Pour l'instant, " libérée, délivrée", je ne suis plus branchée de nulle part . J'ai les bras couverts d'échymoses, mais libres ! Seulement l'escarre qui ne guérit pas me préoccupe parce qu'elle suspend l'entraînement pour lequel je suis ici.
Ce qui me frappe le plus, c'est combien on parvient à faire face à l'épreuve , à s'adapter à tout,.Ce qui me frappe, c'est tout ce qu'on parvient à accepter, à dépasser . Ma propre résilience et celle de mes « collègues » en rééducation ne cessent de m'épater.
Je m'amuse à trouver du sens à toute cette expérience, et à en espérer une issue archi favorable . Je me fixe des objectifs et je me visualise les atteindre (être parfaitement rétablie début mai, être à même de vivre de manière autonome à L'Ann Moor de nouveau ) . Je demeure positive.
C'est beaucoup grâce au soutien de la famille, des amis qui viennent me gâter et me distraire, à la qualité souvent remarquable du personnel hospitalier. La compassion et la gentillesse des aides-soignants en particulier font toute la différence, sans oublier bien sûr l'indéniable compétence du corps médical qui dans ce service en particulier est en plus communicant. Je vois le Dr Muong chaque jour. Ses explications sont toujours claires. Ses intentions justifiées. Sa bonne volonté évidente . Je suppose que tout ça booste l'estime de soi chez les patients. En moi, ça éveille en tout cas beaucoup de gratitude .


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