Le cimetière Picpus, 35 rue de Picpus - Paris -12ème arrondissement , jouxte l'hôpital où je vis maintenant depuis 6 semaines. C'est l'un des deux cimetières privés de Paris , l'autre étant le cimetière des Juifs portugais . Il a été créé, en , au fond du jardin du couvent de Picpus dont les religieuses, chanoinesses de Saint-Augustin, ont été chassées deux ans plus tôt, pendant la Révolution française. À l'entrée du cimetière se situe la chapelle Notre-Dame-de-la-Paix de Picpus.
Gilbert du Motier, marquis de La Fayette, mort le , général et homme politique français et américain, héros de la guerre d'indépendance des États-Unis et personnalité de la Révolution française , y est inhumé à côté de sa femme, née Adrienne de Noailles.
La guillotine est installée à la « place du Trône renversé » (devenue place de l'Île-de-la-Réunion) du 14 juin au . Environ 1 300 personnes, parisiennes ou provinciales, y sont exécutées. Afin d'en recueillir les corps, à partir du , les autorités font creuser des fosses sur l'ancien terrain des chanoinesses et percer une brèche dans un mur d'enceinte (au niveau des actuels numéros 40 et 42 de l'avenue de Saint-Mandé[5]). Cette brèche devait servir à faire passer les chariots transportant les corps[.
La partie nord-est du jardin de l'ancien couvent est choisie pour y établir des fosses communes.
Une première fosse est mise en service et les corps décapités y sont jetés. Une deuxième la remplace quand la première est pleine. La première contient un millier de cadavres et la deuxième 304. Une troisième fosse a également été découverte en 1929, mais elle n'avait pas été utilisée. La chapelle de l'ancien couvent est utilisée par les fossoyeurs comme bureau afin d'inventorier les effets dont ils dépouillaient les morts. La tradition précise que le sol de l'endroit étant argileux, le sang des victimes stagnait et se putréfiait, provoquant des odeurs nauséabondes, d'autant qu les fosses étaient seulement couvertes de planches jusqu'à leur comblement par de la terre[8].
Les noms des 1 306 personnes qui y sont enterrées sont gravés sur deux plaques de marbre accrochées près du chœur de la chapelle. Plus de la moitié des guillotinés sont des roturiers (579 hommes, 123 femmes) ; il y a iégalement 178 militaires, 136 moines, 131 religieux (dont 23 femmes) et 159 nobles (dont 51 femmes)[.
Le 24 brumaire an V (), le petit terrain rectangulaire renfermant les deux fosses communes est acheté en secret par la princesse Amélie de Hohenzollern-Sigmaringen (épouse d'Antoine Aloys, prince souverain de Hohenzollern-Sigmaringen), car le corps de son frère, le prince Frédéric III de Salm-Kyrbourg[ guillotiné en 1794, y repose.
En 1802, une souscription est organisée par la marquise de Montagu pour acquérir l’ancien couvent des chanoinesses ainsi que les terrains avoisinant les fosses communes. Des familles dont les membres avaient été exécutés fondent le Comité de la Société de Picpus pour l'acquisition du terrain, afin d'y établir un second cimetière près des fosses
Son nom complet est Marie-Joseph Paul Yves Roch Gilbert du Motier, marquis de La Fayette, mais il est généralement désigné par les abréviations « marquis de La Fayette » ou « Lafayette »
- 1 306 victimes de la Terreur entre le et le enterrées dans deux fosses communes dont :
- les seize Carmélites de Compiègne, guillotinées le 29 messidor an II () ;
- Jean-Antoine Roucher, poète, receveur des gabelles, guillotiné le 7 thermidor an II ()
- André Chénier, poète, guillotiné le 7 thermidor an II () ;
- Richard Mique, architecte français, premier architecte de Louis XVI et directeur de l'Académie royale d'architecture, principal maître d'œuvre des travaux du château de Versailles à la fin du XVIIIe siècle. Guillotiné le 20 messidor an II (). Son fils est également enseveli avec lui ;
- Antoine Terray, intendant des finances à Montauban, intendant de Moulins et intendant de Lyon, guillotiné. Son épouse Marie Nicole Perreney de Grosbois (1750-1794) ;
- Marie-Amélie de Boufflers, aristocrate française, guillotinée en 1794 ;
- Hugues de Baudus, lieutenant civil et criminel du sénéchal de Cahors, guillotiné en 1794 ;
- Alexandre de Beauharnais, premier époux de Joséphine, future impératrice. Guillotiné le 5 thermidor an II () ;
- Frédéric III, prince souverain de Salm-Kirburg, condamné au prétexte d'être un agent allemand, guillotiné le 5 thermidor an II ()[
- Charles François de Virot de Sombreuil, gouverneur des Invalides ;
- Philippe de Noailles, maréchal et son épouse Anne Claude Louise d'Arpajon ;
- Catherine de Cossé-Brissac, duchesse de Noailles et d'Ayen, épouse du maréchal Louis de Noailles (1713-1793) ;
- Henriette-Anne-Louise d'Aguesseau, duchesse de Noailles et d'Ayen, épouse du duc Jean-Louis-Paul-François de Noailles (1739-1824) ;
- Anne Jean-Baptiste Pauline Louise Adrienne de Noailles (1758-1794), vicomtesse de Noailles, épouse du vicomte Louis Marie Antoine de Noailles (1756-1804) ;
- Marie-Louise de Laval-Montmorency abbesse bénédictine ;
- Marie-Thérèse de Choiseul-Stainville, princesse de Monaco, première épouse du prince Joseph de Monaco ;
- Nuno Caetano Álvares Pereira de Melo (1799-1857), duc de Cadaval, homme politique portugais.
- Elizabeth Beers-Curtis (1847-1933), marquise de Talleyrand Périgord.
- Louis de Carné (1879-1948), contre-amiral, breveté canonnier en 1903, capitaine de vaisseau en 1928.
- Jean-Baptiste de Chabot (1740-1819), baron de Chabot, évêque de Saint-Claude puis évêque de Mende.
- Geoffroy Louis de Chateaubriand (1790-1873), militaire et homme politique.
- Catherine de Cossé-Brissac (1724-1794).
- Marie-Joseph Coudrin (1768-1837) et Henriette Aymer de La Chevalerie (1767-1834), fondateurs de la congrégation des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie.
- Antoine-François-Claude Ferrand (1751-1825), comte Ferrand, homme politique, dramaturge, membre de l'Académie française.
- Charles de Forbin-Janson (1785-1844), comte de Forbin-Janson, évêque de Nancy et de Toul, primat de Lorraine.
- Théodore Gosselin dit G. Lenotre (1855-1935), membre de l'Académie française, historien de la Révolution. Il a justement écrit l'histoire de ce lieu[3].
- Pierre-Marc-Gaston de Lévis (1764-1830), duc de Lévis, homme politique, membre de l'Académie française et son fils Gaston-François-Christophe de Lévis (1794-1863)
- Charles de Montalembert (1810-1870), homme politique, écrivain catholique, membre de l'Académie française.
- Charles Gaspard Pandin de Narcillac (1832-1909), vicomte de Narcillac, capitaine de cavalerie et chevalier de la Légion d'honneur et son épouse Sara Marie Claude de Mathan, vicomtesse de Narcillac (1862-1949).
- Aymar-Claude de Nicolaÿ (1738-1815), dernier évêque de Béziers de 1771 à 1790.
- Christian de Nicolaÿ (1777-1839), pair de France.
- Charles du Paty de Clam (1895-1948), comte Mercier du Paty de Clam, haut fonctionnaire et homme politique.
- Aimé Picquet du Boisguy (1776-1839), général chouan.
- Aldebert Pineton de Chambrun (1872-1962), comte de Chambrun, général de corps d'armée et grand officier de la Légion d'honneur, et son épouse Clara Longworth (1873-1954), comtesse de Chambrun et femme de lettres.
- Charles Pineton de Chambrun (1875-1952), comte de Chambrun, diplomate et écrivain, membre de l'Académie française, et son épouse Marie de Rohan-Chabot (1876-1951), princesse Murat puis comtesse de Chambrun.
- Charles Pineton de Chambrun (1930-2010), marquis de Chambrun, homme politique et ministre.
- Jules de Polignac (1780-1847), 3e duc de Polignac, diplomate, président du Conseil des ministres du roi Charles X et ministre des Affaires étrangères.
- Sigismond du Pouget de Nadaillac (1787-1837), militaire et homme politique.
- Charles de Rémusat (1797-1875), philosophe, mémorialiste, homme politique, ministre de l'Intérieur puis ministre des Affaires étrangères.
- Dans une imposante chapelle sont inhumés les membres de la branche de Doudeauville, de Bisaccia et d'Estrées de la maison de La Rochefoucauld. (Wikipedia)











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