Méditation de Pleine Lune du Wesak 2026
« Je vois, et quand l’œil est ouvert, tout est illuminé. »
Dans le mythe du deuxième travail d’Hercule sous le signe du Taureau, il lui est demandé d’aller sur l’île de Crète pour y capturer le Taureau sacré que le Roi Minos a l’intention d’offrir en sacrifice. La tâche d’Hercule est de le ramener sur le continent et le conduire au lieu Saint où résident les 3 sages à l’œil unique.
Alors que le signe précédent, celui du Bélier, est lié au plan mental, celui du Taureau est lié au plan astral et particulièrement à l’énergie du désir, symbolisée par le Taureau.
Depuis les débuts de la très longue évolution de l’homme sur Terre, le désir a joué un rôle majeur, car cette énergie est l’un des grands moteurs de l’évolution ; c’est lui qui met principalement en mouvement, à la recherche de ce qui va l’assouvir. C’est lui qui pousse vers les expériences de l’incarnation, C’est par le désir que l’Âme prend corps.
Le désir répond à la grande Loi d’Attraction et comme toutes les lois, la Loi d’Attraction agit à tous les stades de l’évolution et donc, à chacune des étapes sur le Sentier, on trouve l’énergie de désir depuis ses aspects inférieurs jusqu’aux supérieurs.
Dans son aspect inférieur tel qu’il s’est manifesté dans les premiers stades de l’évolution, le désir se confondait avec l’instinct - comme chez les animaux, puis il est devenu émotionnel et l’être humain l’a mis au service de son propre moi. C’est sous cette forme que nous connaissons si bien cette pulsion de s’accaparer tout ce qu’on peut désirer pour soi-même. Et c’est le désir, sous cette forme, qui maintient l’humanité dans l’illusion que c’est en assouvissant nos propres désirs que nous serons comblés.
C’est ce que les quatre Nobles vérités du Bouddha nous enseignent : La première de ces vérités est celle de la souffrance à laquelle on n’échappe pas. La deuxième énonce que la source des souffrance est le désir. La troisième dit que la fin de la souffrance est la cessation du désir et la quatrième vérité est celle du chemin qui nous libère de la souffrance.
On a souvent objecté que la vie n’est pas faite que de souffrance, qu’il y a des moments heureux. Mais ce que tout le monde peut constater, c’est le fait que dans ce bas monde rien ne dure, que tout moment heureux a une fin ne serait-ce que par la mort, et ce qui cause la souffrance est la perte.
Certains enseignements bouddhiques parlent d’agrippement, l’Ego est agrippé à l’objet de ses désirs, et c’est cet agrippement qui provoque la souffrance de la perte. Au cours de ses multiples incarnations, l’être a vécu des situations d’une infinie diversité, le plaçant face à des désirs multiples, contradictoires, le forçant à faire des choix et donc à développer la discrimination. La diversité des expériences vécues non seulement lui apprennent que même les meilleurs moments, lorsqu’ils finissent, laissent l’âme toujours aussi affamée. Elles lui font prendre conscience également des dégâts causés par les conséquences de ses choix égoïstes et il arrive un moment où ses yeux se dessillent.
Il arrive ce moment où le désir égoïste s’épuise et laisse place à une aspiration d’un tout autre ordre, comme le désir de servir, de celui d’être utile, de celui de donner, de celui de se dédier à une cause, et c’est ce à quoi nous assistons actuellement à ce stade de notre évolution.
Cette nouvelle orientation du désir, qui passe du personnel au groupe, est symbolisée par Hercule, qui chevauche le Taureau sacré de la matière, traverse les eaux de l'émotionnel et remet le désir purifié aux 3 Cyclopes, qui symbolisent l'initié à l’œil ouvert, l'âme elle-même.
Pleine Lune vendredi 1er mai à 19 h 24





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