mercredi 8 juillet 2026

50 ans de Duchas Corrigan


 There is an Irish word that has no clean equal in English, and it sits at the very heart of what this page is about. The word is duchas, and it means something close to heritage, but far warmer and deeper than that plain word suggests.

Il y a un mot en gaélique qui ne se traduit pas en anglais  et il est au centre de cette image . Ce mot c'est DUCHAS, quelque chose qui est de l'ordre de l'héritage mais beaucoup plus proche et profond que ce que ce mot suggère. 

Duchas is the sense of belonging to a place and a people, the inheritance that comes not through money or land but through blood, memory and the ways of those who went before. It is what a person feels returning to the townland their family left generations ago, a pull they cannot quite explain. 

Le Duchas designe ce sentiment d'appartenance à un lieu, à un peuple; un héritage qui ne se transmet ni par l'argent, ni par la terre, mais par le sang, la mémoire, les coutumes des ancêtres. C'est ce que qqlun éprouve quand il revient sur la terre que sa famille a quittée il y a des générations — un attrait qu'elle ne saurait tout à fait expliquer.

The old people believed duchas was carried in you, whether you willed it or not, that the nature of your ancestors lived on in their descendants. It is why so many who have never seen Ireland still feel the tug of it, a homing instinct handed down through the years like a gift sealed in the name you carry.

Les anciens croyaient que le *dúchas* était en vous, que vous le vouliez ou non, et que la nature de vos ancêtres perdurait chez leurs descendants. C’est pourquoi tant de personnes n’ayant jamais vu l’Irlande en ressentent pourtant l’appel — un instinct de retour au bercail transmis au fil des ans, tel un don scellé dans le nom que vous portez



C'est ce que j'ai ressenti quand j'ai posé le pied dans le port de Cork . Quand j'ai dû me rendre, me mettre à genoux et, émue de gratitude, embrasser la terre comme si c'étaient les pieds du Christ, le retour à une origine. C'est ce que j'ai su, dans chacune de mes cellules, à chaque fois que j'ai dû quitter Ballyconneely, retrouvée et reconnue avec Philippe en février 1976, à moi depuis le 9 juillet 1976, il y aura 50 ans demain. Merci, Michel, de m'avoir concocté ce magnifique cadeau pour notre 10e anniversaire de mariage, et de me l'avoir présenté comme un endroit moussu où je pourrais à loisir reposer mon cœur meurtri aussi longtemps qu'il le faudrait. Je me souviens de mon incrédulité en ouvrant ce jour-là l'enveloppe qui contenait les titres de propriété transférés à mon nom. Merci aussi de n'avoir rien dit ( ou presque!) quand, quittant les lieux, pendant une trentaine d'années, je pouvais pleurer des heures dans la voiture , comme si l'on m'arrachait à nouveau une partie de mon essence-ciel. Maintenant, tant de temps après, mon cœur est réparé et je pourrais quitter ce bel endroit, tant il VIT à jamais en moi . Et ça, je te le dois . Je n'aurais plus à vivre cette ducha là, la prochaine fois. Karma, karma !

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