En ce moment j'ai chez moi, pour une semaine, une amie que je connais depuis 40 ans. Nous avons les mêmes bases de réflexion. Comme nous discutions ce soir, de l'esprit et de la forme, elle a souligné que les deux états n'étaient pas régis par les mêmes lois. Tout ce qui est lié à la forme est soumis aux lois matérielles, mais si nos vies sont guidées par un projet spirituel, ce sont les lois spirituelles qui s'en mêlent. Elle me donnait l'exemple de l'acquisition de sa maison . Elle n'avait plus de bureau professionnel où travailler sur le service qu'elle rendait avec détermination, en l'occurrence un projet fraternel de randonnée dans le désert, en équipage de jeunes gens voyants et non-voyants. Elle louait une petite maison sombre au sein d'un village . Elle manquait de luminosité et ne se sentait plus inspirée. C'était vital pour elle d'avoir de la lumière pour poursuivre son œuvre bienveillante . Elle allait jusqu'à se dire qu'elle mourrait si elle restait là . Mais elle n'avait pas d'argent. Si ce n'est la somme de 20000 euros , les économies d'une vie. Et certes pas l'argent pour acheter un bout de terrain aussi petit soit-il, si près de Nantes. Elle aurait pu y mettre une yourte. Elle souhaitait rester dans ce village desservi par une gare. Le Covid ayant fait flamber les prix, rien de ce que proposaient les agences n'était à sa portée. 15.000 euros le lopin de 500 mètres carrés ! Sur le conseil d'une amie, elle afficha dans les commerces des petites annonces indiquant qu'elle cherchait un terrain constructible de 100 m² pour y élever une cabane en kit.
Quelques mois plus tard , lui fut offerte, en plein hiver, l'opportunité d'acquérir , en plein village, un appenti qui avait servi de pressoir . Le sol était en terre battue, le toit percé et les murs humides et salpétrés. Ça valait 25000 euros! Avec 200 m2 de jardinet à l'arrière .
Mais maintenant, il restait à évaluer les travaux , à emprunter l'argent sur 15 ans dans la mesure du possible et à prier. Car se disait Marie Hélène, à part buriner les murs et la façade, elle ne saurait rien faire. Sans mari, sans argent, sans outils, notre Marie Hélène était bien mal partie ! Or elle voulait un habitant sain. Une maison écologique, économe en eau, en électricité, avec des beaux matériaux naturels et des toilettes sèches . Un endroit qui plus encore que le sien, serait avant tout le digne siège social d' "Au-delà du regard" , l'association qu'elle avait fondée en juillet 2006
C'était irréaliste, avouez !
C'était sans compter sur les interventions et les intercessions divines. "Aide-toi et le Ciel t'aidera", comme l'a dit La Fontaine. Elle s'aidait de son mieux. " Je fais confiance à la grande Vie et j'ai la Joie d'y participer", c'était le mantra, qu'elle avait trouvé au fond d'elle-même pour la soutenir en toute occasion périlleuse.
C'est alors que les lois spirituelles se mettent en place. Les synchronicités se mettent à affluer. Parfois, elles prennent des allures de miracle . Permis accordé, prêt consenti, devis raisonnables et surtout une explosion de bonne volonté venue de gens qu'elle connaissait parfois à peine, voire pas du tout , et qui insistaient pour participer au chantier, pour se joindre à ses amis bénévoles, dont Marc, l'ami fidèle qui, dès le premier jour, l'a soutenue dans ce projet fou. Ils étaient tous là pour enduire les murs à la chaux-chanvre, creuser les tranchées, poser les tomettes , peindre les murs assainis , pendant que les frères se chargeaient des terrasser l'extérieur et de crépir la façade. Ils étaient 12, dès le premier jour, alors la voisine qui avait ouvert une cantine se chargeait de nourrir la troupe pour 6 euros par personne !
Et ainsi, un an après avoir vécu l'impensable et vaincu l'impossible, notre Marie Hélène passait d'un taudis à un refuge de grande qualité, lumineux, empli d'amour, expression d'un miracle rendu possible à force de bonne volonté , de foi et de fraternité. Où elle peut enfin, recevoir, approfondir sa mission et vivre "au-delà du Regard " derrière sa grande baie vitrée ouverte sur son monde.
Dans son havre de paix, empli de lumière et dans son jardin potager fruitier où son ami Marc, avec le voisin Jean-Yves, a installé en plus d'un bûcher un cabanon de choc !
Merci Marc et Didier, pour votre générosité , pour votre soutien , pour cette belle clôture que vous avez eu la bonne idée de récemment réaliser.
Puissiez-vous, tous, être récompensés au centuple !







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