Je ne vous ai plus donné de nouvelles de ma santé depuis le 5, il me semble , une semaine et il s'en est passé des choses depuis.
Le lundi 5 , un mois donc après la chute, en dépit de la neige, Sébastien me conduisait chez le cardiologue, qui s'étonnait de la différence de couleur des deux poumons sur la radio faite à Margao, et me conseillait une radio de contrôle. Le rendez-vous pris avec le radiologue le mercredi déboucha sur le diagnostic de quatre côtes cassées, d'un hémothorax, d'un collapsus pulmonaire, d'une pneumonie, et le conseil de filer aux urgences d'un hôpital le plus proche au plus vite . Conduite en ambulance à l'hôpital intercommunal de Créteil, je resterai 46 heures sur un brancard dans un couloir éclairé au néon et emprunté par le personnel toute la nuit .
On décelera un début d'occlusion , ce qui exigera un lavement douloureux , une anémie certaine.
On me posera un drain dans l'espoir de résoudre médicalement cette accumulation de sang entre le poumon et la cage thoracique et pour se rendre compte dès le lendemain que ce ne suffira pas .
Alors en ambulance encore, me voici transférée dans le service de chirurgie thoracique de l'hôpital Pompidou à Paris dans le 15e, où je suis depuis vendredi début d'après-midi. . Surveillance à nouveau, scan et radios pour préparer une intervention endoscopique qui a eu lieu hier matin pendant plus d'une heure . La plaque de sang caillé, vieille de 5 semaines maintenant, a été lessivée. Les caillots sont dissous. Deux drains ont été posés. Je resterai ici cette semaine jusqu'à ce que ces drains aient rempli leur mission de continuer à évacuer le sang qui resterait .
Il paraît que je mettrai deux mois à me remettre de cette longue crise .
Je mesure à quel point ce temple de l'Esprit, ce corps physique, est précieux . A quel point il faut l'écouter. Je mesure la bénédiction de vieillir indépendant(e) comme je le faisais jusqu'ici et souhaite de tout cœur y parvenir à nouveau.
Il me semble qu'il y aura un avant et un après . Je vous dirai
Pour le moment, j'ai l'air d'un drapeau en berne ! Mais le poumon droit va reprendre sa juste place et la respiration retrouvera son rythme .



Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire