vendredi 21 août 2026

Intelligence émotionnelle


A toi qu'on a abandonné, blessé, maltraité, abusé, brisé

A toi qui te demandes comment tu vas survivre à tout ça, te relever, te reconstruire...

Je veux te dire deux choses

La première c'est que ce qu'on t'a fait est monstrueux et douloureux mais c'est fini !

Non ça ne te définit pas , non ça n'a plus à avoir prise sur toi, aujourd'hui c'est toi qui choisis si tu vas laisser cette douleur continuer de te blesser ou si tu choisis de la laisser partir et de renaître encore plus fort grâce à ces épreuves, c'est parfois dur à admettre mais ce sont toutes ces douleurs qui nous ont façonnées et si elles nous ont légué certains travers nous pouvons choisir de les identifier et de les transformer, ça ne tient qu'à nous.

Et quand tu seras prêt, pardonne.. Pardonne de tout ton cœur avec sincérité, non pas pour excuser mais pour lâcher prise et te libérer toi, tu le mérites !

La seconde c'est que je te connais, je sais reconnaître en toi ces failles, ces douleurs parce que tout comme toi on m'a brisé, la bonne nouvelle c'est que beaucoup de résilients développent une empathie et un don, celui de reconnaître les âmes blessées ,de vouloir et de savoir leur montrer des chemins de lumière , alors si toi aussi tu as cette capacité partage là, sois une lumière pour les autres mais avant tout sois une lumière pour toi même, sois avec toi le parent que tu aurais aimé avoir, sois avec toi l'ami dont tu aurais eu besoin, tu es la seule personne avec qui tu seras toute ta vie alors donne toi du temps, du respect et de l'amour .

Affectueusement,

Cynthia Chevalier


L' Amour et son opposé


  Si, dans vos relations, vous connaissez aussi bien l'amour que son opposé, c'est-à-dire l'hostilité, la violence émotionnelle, etc., il est fort probable que vous confondiez l'amour et l'attachement de l'ego, l'amour et la dépendance affective. Il est impossible que vous aimiez votre partenaire à un moment et l'agressiez l'instant d'après. L'amour vrai n'a pas d'ennemi. Si votre « amour » en a un, c'est que ce n'est pas de l'amour mais plutôt un grand besoin de l'ego de se sentir plus complètement et plus profondément soi. Et ce besoin est temporairement comblé par l'autre. Pour l'ego, il s'agit d'un succédané de salut, et pendant un certain temps, cela donne presque effectivement l'impression qu'il s'agit de cela. 

jeudi 20 août 2026

L'ancien moine



 #tibetanmonks #buddhism #tibetanbuddhis #spiritualawakening #reincarnation

Mère et fille


                                                               Jayshry et Pooja  Karabhari
 

Grand-père

Leny Escudero, né Joaquín Leni Escudero le 5 novembre 1932 en Espagne, était un auteur-compositeur-interprète célèbre pour avoir popularisé la culture gitane à travers des chansons engagées. Il est décédé le 9 octobre 2015 à Giverny, en France.



mercredi 19 août 2026

Ca ne vaut pas la peine

 


Trois chansons de Claire Prudhomme

 






Je balaye ma mémoire  

C’est tell’ment bête / de perdre du temps / avec des histoires

De trimballer des dettes / au fond de sa raison / comme un long purgatoire

Tous les mots qu’on regrette / ou / ceux qu’on a pas dit à temps

On a trop à faire / sans s’encombrer la tête / faut aller de l’avant… Alors,


Qu’est-ce que j’m’emmerde / à sourire à des gens / qui croient tout savoir

Qu’est-ce qui les empêche / de dire très franchement / leurs vérités en face

Toujours des paillettes / des « comment ça va ? » / vides comme le vent

Des banalités ou des saloperies / jamais dites par devant


Je prends un crayon noir / J’ouvre mon répertoire / Et puis je raye / dès la page des A

Les rendez-vous tragiques / les trahisons publiques / Je rectifie mon grimoire

Pas la peine de s’asseoir / Il suffit de revoir /Toutes les vedettes / dignes d’un cinéma

Les faux amis cyniques / aux opinions critiques / Je balaye ma mémoire


A quoi ça me sert / de penser à des gens  qui ne pensent plus à moi

Qu’est-ce qui m’empêche / de mettre aux encombrants / le fond de mes tiroirs 

Les vieilles lettres / les photos délavées / par l’éponge du temps

Les trucs obsolètes / les vieux machins cassés / ou rouillés par les ans


Qu’est-ce que j’m’emmerde / à avoir des sentiments / pour des gens qui n’en ont pas

Pourquoi j’m’entête / à espérer qu’un jour / tu reviendras vers moi 

Les souvenirs végètent métamorphosés / par un vernis brillant

Dans mon pense-bête / je garde le meilleur / j’en oublie le présent

Je mets en petits tas / ce qui reste de toi  / Nos derniers gestes / sur le quai de la gare

Tes mots au subjonctif / tes promesses sans suite  / Je ne garderai rien de toi

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Le tango des étiquettes 


Je suis concierge / dans un immeuble / Au rez-de-chaussée / vous pouvez entrer…

Brigitte Méchanteck / Est appréciée du voisinage / Elle vit au  premier  étage

Tous les gens la respectent / Elle part en pèlerinage /La foi guide tous ses voyages

Si on savait qu’elle jalouse ses amies /Qu’elle déteste / les enfants de tout âge

Qu’elle a occis son mari /  Juste pour l’héritage !


C’est le tango des étiquettes / On les colle sur la tête / On est fichés cons ou gentils

C’est pas très compliqué !


Mama dou Dou occupe / La chambre du second étage / Il nettoie /  au zoo / les cages

Il doit piquer des trucs / On dit même qu’il est très sale / Qu’il a des rites sauvages

Si on savait / qu’il enseignait à Kigali  / Qu’il sait par cœur / tous les mots du dico

La guerre a tué / sa famille / Qu’il déteste le zoo !


C’est le tango des étiquettes / On les colle sur la tête / On est fichés cons ou gentils

C’est pas très compliqué !


Au troisième Lecoeur / Est un étrange personnage / Il ressemble / à un / naufrage

Les enfants en ont peur / Les femmes tressaillent sur son passage / Peut-être est-il nécrophage ?

Si on savait / qu’il adore les fleurs / Qu’il écrit des / poèmes vraiment touchants

Que dans ses vies /  antérieures / Il était prince charmant !


C’est le tango des étiquettes / On les colle sur la tête / On est fichés cons ou gentils

C’est pas très compliqué !


Prenez donc l’ascenseur / Il reste encore vingt étages /Ce sera / sans doute / plus sage

Vous allez à 20 heures / Chez votre ami qui emménage / Y’aura même du voisinage

Ne riez pas / quand vous serez au bal / De mes balais / de mon petit boulot

De ma  surcharge / pondérale / J’viens d’gagner au loto !


C’est le tango des étiquettes / Ça se colle sur la tête / Pas de pitié on estampille

Vlan ! Fallait pas la montrer !

C’est pas beau les gens qu’étiquettent / Ça ne se voit pas sur leur tête

Mais à leurs yeux qu’ils écarquillent quand  / Tu ne sais pas danser comme eux !

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Moi je t'aime


J’habitais rue de la Treille / Dans un vieux quartier lillois /  

J’avais pas beaucoup d’oseille / Une chambre de bonne sous les toits

J’avais un sérieux béguin / Pour un  gars qu’écumait les bals / Y’m’disait qu’il était marin

Sur un paquebot à six voiles

Tu es beau, tu es grand, moi je t’aime / Tu me vas comme un gant, un poème

Toi mon homme, mon voyou, mon bateau / Pour voguer sur les flots, je te suivrai…

Mais un beau jour, c’est plus pareil / Y te dit : « Ca ne va pas ! »

Fait ses valises et appareille /  Pour d’autres jupons aux abois


Je m’souviens j’avais du béguin / Pour un gars qui dansait au bal

Y’m’disait qu’il volait au loin / Dans un avion jusqu’au Népal

Tu es doux, tu es fort, moi je t’aime / Tu transformes mon cœur en soleil

Toi mon ange, mon amour mon oiseau, / Pour voler au plus haut, je te suivrai…


Mais un beau jour, tout s’enraye / Y te dit : « Je n’t’aime pas »

Fait ses bagages à tire d’aile / Et s’envole vers d’autres bras

Un gars m’avoua son béguin / Celui qui démontait le bal

Il était tendre et puis forain / Il m’emmena sur les chemins


Tu es beau, tu es grand, moi je t’aime / Tu me vas comme un gant, un poème

Toi mon homme, mon voyou, mon bateau / Pour voguer sur les flots, je te suivrai…


Tu es doux, tu es fort, moi je t’aime /Tu transformes mon cœur en soleil

Toi mon ange, mon amour mon oiseau / Pour voler au plus haut, je te suivrai…


Pour votre grand plaisir, des textes universels , une mélodie tendre, une voix pure 

Un condensé de créativité, de simplicité , d'humanité. 

 "L'élégance du talent " comme l'a défini Martine F.

A voir sur TV5 Monde vendredi


Juliette découvre que Joseph, son fils adolescent qu'elle croyait épanoui, est en réalité tres mal dans sa peau et a une dangereuse dépendance aux médicaments. Déterminée a le sortir de son addiction, elle s'engage alors dans un long et douloureux combat a ses côtés, sans jamais renoncer a le sauver.Réalisation : Sylvie Testud (France, 2022)Scénario : Juliette Boudre, Nathalie Hugon, Lorraine Lévy Gwendoline Hamon (Juliette), Nemo Schiffman (Joseph), Gérard Lanvin (Vincent), Michaël Youn (Paul), Sylvie Testud (Sophie), Ruben Voyer (Max), Johann Di Rienzo (César), Félix Gerrer (Lucas)Genre : drameSignalétique : déconseillé aux moins de 10 ans.


mardi 18 août 2026

Me voilà seule en mon logis


                       
Dans ma caverne d'Ali Baba où dorment près de moi mes trésors, mes photos, mes lettres, mes livres les plus chers .  


Où vivent  avec moi,  dans 25 mètres carrés de bonheur, les lampes, le feu, les fleurs.        Les bougies, la lumière.  Tout un bric-à-brac charmant et ordinaire.

Ma petite fille sur la plage de mon enfance


Camille et Arthur 


Dans la baie de Douarnenez, entre Plomodiern et Saint-Nic, se trouve la "lieue de grève", 4 kilomètres de plage  reliant Lestrevet à Pentrez


À Lestrevet,  au "Moulin de la mer" qui appartient  toujours à la famille Hilly, habitait une tante de ma mère.  Enfant, je ne cessais d'envier mes petits cousins qui avaient le bonheur d'habiter sur la plage.

 

lundi 17 août 2026

Thésie et Claire sont parties


 Mais les chansons de Claire sont restées . Ses textes, ses photos , ses dessins  aussi . Je vous fais suivre bientôt . Voilà dejà les moutons  qu'elle aimait tant .




                                                            Ciel irlandais du 17 août 2026


Désertification en vue


 Cette photo satellite de la France le 8 août 2026 et publiée par l’agence Européenne Copernicus est effrayante, mais aussi très instructive. Effrayante parce qu’elle fait apparaitre l’état de sécheresse qui frappe notre pays, meurtrit les cultures et grille les patures.


Elle fait aussi ressortir ce qui reste vert, à savoir les bois et forêts du pays. On mesure alors la fragilité du système écologique de la France. Le taux de boisement du pays dépasse à peine 30%, même en comptant les plantations d’arbres comme celles de Gironde ou des Landes. Les massifs forestiers aussi ne sont pas uniformément répartis, la partie ouest du territoire étant très peu boisée comme l’illustre la photo.

Les massifs forestiers sont le relais des océans sur les continents pour entretenir le cycle de l’eau. Ils contribuent à l’infiltration des eaux dans les sols (vitesse cinq fois supérieure à un champs cultivé) dans les périodes pluvieuses. L’évapotranspiration des massifs recharge en vapeur d’eau l’atmosphère pendant les périodes estivales en emportant des calories. Une part significative des précipitations sur les continents provient de l’évapotranspiration des forêts. Dans une dynamique de changement climatique violent engendrant vagues de chaleur et sécheresses, ce faible taux de boisement est une fragilité pour le territoire, nos ressources en eau et nos systèmes agricoles.

Notre pays est mal armé pour résister aux assauts du changement climatique. Sans un fort reboisement du territoire (20 à 30% des surfaces) nous allons vers la désertification.

Posté sur FB par Marie-Hélène Le Floch

dimanche 16 août 2026

C'est l'anniversaire de Thérésia


 





                                              Belle route vers une glorieuse soixantaine 

jeudi 13 août 2026

Eclipse


 Si les Dublinois ont pu la voir ainsi . Pour nous, dans le Connemara ce fut l'éclipse de l'éclipse . Pourtant il 'y avait plus une seule paire de lunettes à vendre à Clifden 


A Ballyconneely le ciel s'est à peine obscurci . 

À Rosmuc  c'était à peine mieux ( une photo de Brid Conneely )

A Galway , un semblant ( une photo d'Helga Gleeson) 

Pour ma dernière chance d'en voir une, ce ne fut pas phénoménal .Heureusement, ça ne m'a pas empêchée de vivre symboliquement la victoire de la lumière sur les ténèbres .  

Comment interpréter le passage de la Lune devant le Soleil ?

L’éclipse solaire est une occultation momentanée du Soleil par la Lune. L’éclipse peut être partielle ou totale, cette dernière étant, bien sûr, la plus remarquable, y compris sur le plan symbolique. Le phénomène se traduit par un ciel assombri et une modification du comportement des êtres vivants.

éclipse solaire schéma

L’éclipse solaire totale véhicule un symbolisme profond pour plusieurs raisons : du fait de sa rareté, de son caractère éphémère (elle dure moins de 8 minutes), ou encore du fait de la superposition parfaite des deux astres.        Le symbolisme de l’éclipse solaire est bien sûr lié à celui du Soleil et de la Lune qui, en spiritualité, sont considérés comme deux astres opposés : 

. Le Soleil représente la conscience illimitée, Dieu, le Saint-Esprit, la Vérité, la Connaissance, la Lumière, l’Amour,

. La Lune évoque l’âme humaine, le psychisme changeant, attiré vers le bas (la matière, l’animalité, les pulsions, les instincts, l’inconscient) ou vers le haut (la conscience qui s’ouvre). La Lune possède une face sombre et une face qui reflète la lumière solaire. A l’image de l’Homme, elle est cyclique, instable.

Au cours de l’éclipse, la Lune occulte la lumière solaire, comme une tentative d’instaurer une autre « vérité » : les ténèbres s’installent, le mensonge triomphe, la Vie (au sens spirituel) recule. Mais cette victoire est de courte durée et le Soleil reprend le dessus, renaissant plus éclatant que jamais . L’éclipse solaire peut être donc être vue comme le combat entre l’ombre et la Lumière, entre le Bien et le mal, entre l’Amour et la haine.

Mais elle peut aussi être vue :

  • comme la rencontre et la réconciliation entre le Soleil et la Lune,
  • ou comme l’alignement parfait des énergies cosmiques.

Entrons dans le symbolisme de l’éclipse solaire

Le Soleil représente l’unité, la puissance centrale qui rassemble, qui relie toute chose. Il symbolise la Source de laquelle tout est issu, la vie et l’amour. Sa lumière inonde le monde de Vérité, suggérant à chacun de voir au-delà de la séparation et de la haine.

Mais la matière fait obstacle à la Lumière éternelle. Elle dissimule la Vérité. Elle occulte la lumière de l’évidence. La Lune représente ici tout ce qui nous plonge dans l’ignorance, l’oubli et l’illusion.

Ainsi, l’éclipse solaire représente ce combat entre la Connaissance et l’ignorance, entre l’Esprit et la matière, entre le Bien et le mal, entre la Lumière et les ténèbres.

La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue.
Jean 1, 5

En alchimie spirituelle, le Soleil et la Lune sont les deux forces issues d’Un-le-Tout, principe fondamental qui contient toutes les énergies cosmiques. Autrement dit, deux pôles énergétiques sont compris dans Un-le-Tout :

  • le Soleil est l’expression du principe central, actif et dominant, dit « masculin », organisateur,
  • la Lune est l’expression du principe passif « féminin », autrement dit la substance originelle indifférenciée et chaotique destinée à être animée et organisée par le principe actif.

La Lune est aveugle et sauvage si elle est séparée du centre. Elle est soif ardente, convoitise, faim, pulsion, jouissance. En l’occurrence, l’éclipse solaire peut être vue comme la Lune qui, par orgueil, tente de prendre la place du Soleil. Mais dans une autre interprétation, on peut y voir la volonté de la Lune de se recentrer, de se réaligner avec le Soleil, comprenant son erreur initiale.

Le Soleil et la Lune sont des astres très différents : le premier est une étoile chaude, vivante et active, la seconde est une masse inerte, morte et passive. Sur le plan symbolique, nous l’avons dit, le Soleil est central et organisateur, alors que la Lune représente la Nature changeante, spontanée et inconsciente.

Mais l’alignement parfait de ces deux astres lors de l’éclipse solaire, et le fait que leur diamètre soit visuellement identique, évoque une correspondance secrète entre ces deux forces. Les opposés se rencontrent et se marient, car il faut reconnaître que le Soleil ne serait rien sans la Lune, et la Lune rien sans le Soleil.

En effet, le Soleil, par son aspect central et autoritaire, peut étouffer la vitalité des forces de la Nature. D’autre part, la Lune peut tout à fait refléter les qualités solaires. En réalité, la distinction Lune-Soleil est artificielle : tout élément de la création comporte en lui les deux énergies mâle et femelle, l’union et la séparation, l’homogénéité et la diversité.

L’alignement concerne en réalité trois astres : le Soleil, la Lune et la Terre. On peut y voir l’image de l’Esprit (le Soleil), du Corps (la Lune) et de l’Âme (la Terre), cette dernière se trouvant soumise à l’influence des deux premières.

De même, on peut y voir l’image de Dieu, de la matière et de l’Homme, ce dernier étant à la fois matière et Esprit.

L’Homme sage est celui qui s’est aligné et réconcilié à la fois avec la matière et l’Esprit : il se connaît sous toutes ses composantes, il est conscient de toutes les forces qui circulent en lui.

L’éclipse solaire symbolise la mort et la renaissance, un thème central en spiritualité et ésotérisme, qui évoque l’épreuve intérieure, le lâcher-prise et la transformation de soi.

Il s’agit d’abord d’un combat avec la matière, qui se traduit par la victoire de cette dernière : la Lune mange le Soleil. Mais cette victoire provoque un effet inattendu : en se sacrifiant, l’Esprit s’est libéré, le Soleil s’affirme plus puissant que jamais.

L’éclipse solaire est remarquable en ce sens qu’elle résume l’ensemble des mystères métaphysiques. Elle symbolise les énergies qui s’opposent et qui, l’espace d’un instant, réussissent à s’aligner dans un équilibre parfait.

Evènement dramatique ou de mauvais augure, signe de désordre cosmique pour les uns, l’éclipse est une formidable clé de compréhension pour les autres. L’éclipse solaire constitue le symbole même de l’occultisme : la vérité cachée tend à se dévoiler.

Au final, l’éclipse solaire est un phénomène qui se termine toujours bien : le Soleil reparaît, l’ordre est rétabli, et la Connaissance s’est accrue à l’occasion de l’épreuve…

JePense.org


mardi 11 août 2026

Fini de rire

À ceux qui sentent que le rire des satisfaits couvre mal le craquement des murs.
À ceux qui savent qu’une civilisation peut mourir d’avoir pris son confort pour une loi.
Vous qui êtes en quête de Réalité,
Fini de rire.


Les hommes avaient cru pouvoir s’endormir dans la médiocrité. Ils avaient fermé les fissures une à une. Ils avaient nommé “Civilisation” leur palais moite, leurs habitudes, leurs sécurités, leurs plaisirs, leurs mots creux. Ils avaient organisé le sommeil et appelé cela ordre. Ils avaient décoré la fatigue intérieure avec de grands principes sonores. Ils étaient bien. Ils étaient installés. Ils étaient perdus.
Hors du palais montaient parfois des cris. Misère, humiliation, travail sans âme, vies comprimées, intelligence vendue, enfance sacrifiée, fatigue des corps, fatigue des cœurs. Mais ceux du dedans savaient faire. Ils achetaient les plus habiles, neutralisaient les plus hardis, abêtissaient les autres par des plaisirs faciles. On donnait un peu d’or, un peu de spectacle, un peu d’oubli. Le mécanisme tenait.
Il ne tenait pas. Il retardait sa chute.
Car aucune civilisation ne tombe au moment où les murs s’écroulent. Elle tombe avant : quand elle n’a plus en elle de principe supérieur capable de commander à l’intérêt particulier.
Quand l’intelligence sert l’alibi.
Quand la sensibilité sert le caprice.
Quand la richesse sert la jouissance.
Quand le pouvoir sert sa conservation.
Quand les mots servent à ne pas voir.
Alors la tempête n’est plus un accident. Elle est une conséquence.
Les doctes raisonnent encore. Les pontifes de l’ordre établi expliquent, rassurent, calculent, commentent. Ils racontent des histoires à dormir debout pour couvrir la peur qui leur serre la gorge. Ils croient que l’événement se négocie comme une opinion. Ils croient qu’un monde peut continuer parce qu’il a continué longtemps. Ils ne comprennent pas que la Nécessité ne respecte ni les habitudes, ni les titres, ni les fauteuils.
La Nécessité frappe ce qui a refusé de se transformer.
Voilà ce que l’époque doit entendre : le rire est terminé. Le rire des jouisseurs. Le rire des sceptiques. Le rire des avisés. Le rire de ceux qui appellent “rêveur” quiconque refuse la bassesse. Le rire de ceux qui croient que la dignité humaine est une formule et que la vie peut être réduite à manger, produire, consommer, obéir, se distraire, mourir.
Fini de rire, parce que les conséquences arrivent.
On a voulu un ordre sans justice. On a obtenu une paix de surface. On a voulu le confort sans noblesse. On a obtenu l’ennui, l’envie et la peur. On a voulu l’argent comme mesure. On a obtenu l’homme diminué. On a voulu une civilisation où l’enfant coûte trop cher, où la famille devient calcul, où le travail use plus qu’il ne forme, où la femme, l’homme, le foyer, l’intelligence et le cœur sont livrés à l’économie des nécessités basses. Et l’on s’étonne que la vie se révolte.
La vie ne se laisse pas indéfiniment restreindre.
Mais attention : la révolte n’est pas encore la régénération. L’espérance n’est pas encore la lumière. L’esprit révolutionnaire peut n’être qu’une forme de l’espérance ; il peut aussi devenir une ivresse, une revanche, une brutalité nouvelle. Il ne suffit pas de vouloir que l’ancien monde périsse. Il faut savoir par quel principe le monde nouveau sera ordonné.
Sans principe supérieur, tout recommence.
Ceux qui réclament l’avenir avec les passions de l’ancien monde bâtissent déjà sa prison. Ceux qui parlent de justice avec la haine dans la bouche préparent une justice empoisonnée. Ceux qui veulent renverser l’ordre sans se renverser eux-mêmes ne font que déplacer le centre de la corruption. Ils ne libèrent rien. Ils changent les gardiens.
La crise véritable n’est donc pas seulement sociale. Elle est intérieure. Elle vient de ce que, dans l’intimité de chacun, au-dessus de la sensibilité et de l’intelligence, la force spirituelle n’occupe plus sa place. Non une croyance décorative. Non une appartenance. Non une parole pieuse. Une force réelle : ce qui subordonne l’intérêt au devoir, le caprice à la mesure, la possession au service, l’individu à une loi plus haute que son avantage.
Quand cette force manque, tout descend.
L’intelligence devient ruse. La liberté devient licence. Le progrès devient confort. La politique devient carrière. L’art devient distraction. La morale devient posture. La solidarité devient slogan. Et la civilisation entière devient un palais dont les salons sentent la peur.
L’ordre extérieur ne tient que par l’ordre intérieur.
Là où aucune hiérarchie ne règne dans l’homme, aucune société ne demeure juste. Là où le plus haut ne commande plus, le plus bas organise le monde à son image.
Il faut donc refaire le pouvoir spirituel, mais non comme institution, caste ou domination. Il faut qu’apparaisse un type humain capable de tenir l’axe. Des êtres en qui la conscience prévaut sur l’appétit, la parole exacte sur le bruit, l’acte cohérent sur la posture, la responsabilité sur la plainte.
Non des maîtres sociaux.
Des Veilleurs.
Car le Veilleur ne rit pas devant les fissures. Il regarde. Il nomme. Il prévoit. Il refuse les histoires rassurantes. Il sait que l’événement martèle l’homme pour chasser la scorie. Il sait que la Vie ne caresse pas ce qui doit être transformé. Il sait que les heures dures ne sont pas toujours des malédictions : elles sont parfois les outils de la transmutation.
Mais rien ne sera donné aux dormeurs.
Arrêtez donc de croire que le palais sera sauvé par ses décorateurs. Arrêtez de croire que l’ordre reviendra sans réforme du centre. Arrêtez de rire de ceux qui parlent d’idéal pendant que vos fondations cèdent. Arrêtez de prendre la prudence pour de la sagesse quand elle n’est que peur de perdre.
Regardez les fissures. Regardez la tempête. Regardez en vous ce qui appartient encore au vieux palais : le confort, la moquerie, l’ironie stérile, la résignation, la petite lâcheté satisfaite.
Puis tranchez.
Que l’intérêt descende.
Que la conscience monte.
Que l’intelligence cesse de diviser pour servir l’axe.
Que la parole cesse d’endormir pour réveiller.
Fini de rire.
L’heure n’est plus à se croire vivant parce qu’on jouit encore. L’heure est à reprendre la force haute, celle qui ordonne l’homme avant de prétendre ordonner le monde.
Anonymat volontaire
Oeuvre de David Popiashvili
Partagé par Maela Paul sur FB