dimanche 27 décembre 2020

Il y a 9 ans , à New York


 

Alors Almitra dit : parle nous de l'Amour Et il leva la tête et regarda le peuple assemblé , et le calme s'étendit sur eux. Et d'une voix forte, il dit : 


Quand l'amour vous fait signe, suivez le.
Bien que ses voies soient dures et rudes.
Et quand ses ailes vous enveloppent, cédez-lui.
Bien que la lame cachée parmi ses plumes puisse vous blesser.
Et quand il vous parle, croyez en lui.
Bien que sa voix puisse briser vos rêves comme le vent du nord dévaste vos jardins.
Car de même que l'amour vous couronne, il doit vous crucifier.
De même qu'il vous fait croître, il vous élague.
De même qu'il s'élève à votre hauteur et caresse vos branches les plus délicates qui frémissent au soleil,
Ainsi il descendra jusqu'à vos racines et secouera leur emprise à la terre.
Comme des gerbes de blé, il vous rassemble en lui.
Il vous bat pour vous mettre à nu.
Il vous tamise pour vous libérer de votre écorce.
Il vous broie jusqu'à la blancheur.
Il vous pétrit jusqu'à vous rendre souple.
Et alors il vous expose à son feu sacré, afin que vous puissiez devenir le pain sacré du festin sacré de Dieu.
Toutes ces choses, l'amour l'accomplira sur vous afin que vous puissiez connaître les secrets de votre
cœur, et par cette connaissance devenir une parcelle du cœur de la Vie.
Mais si, dans votre appréhension, vous ne cherchez que la paix de l'amour et le plaisir de l'amour.
Alors il vaut mieux couvrir votre nudité et quitter le champ où l'amour vous moissonne,
Pour le monde sans saisons où vous rirez, mais point de tous vos rires, et vous pleurerez, mais point de toutes vos larmes.
L'amour ne donne que de lui-même, et ne prend que de lui-même.
L'amour ne possède pas, ni ne veut être possédé.
Car l'amour suffit à l'amour.
Quand vous aimez, vous ne devriez pas dire, "Dieu est dans mon cœur", mais plutôt, "Je suis dans le cœur de Dieu".
Et ne pensez pas que vous pouvez infléchir le cours de l'amour car l'amour, s'il vous en trouve digne, dirige votre cours.
L'amour n'a d'autre désir que de s'accomplir.
Mais si vous aimez et que vos besoins doivent avoir des désirs, qu'ils soient ainsi :
Fondre et couler comme le ruisseau qui chante sa mélodie à la nuit.
Connaître la douleur de trop de tendresse.
Être blessé par votre propre compréhension de l'amour ;
Et en saigner volontiers et dans la joie.
Se réveiller à l'aube avec un cœur prêt à s'envoler et rendre grâce pour une nouvelle journée d'amour ;
Se reposer au milieu du jour et méditer sur l'extase de l'amour ;
Retourner en sa demeure au crépuscule avec gratitude ;
Et alors s'endormir avec une prière pour le bien-aimé dans votre cœur et un chant de louanges sur vos lèvres.



Dernier bain glacé de l'année


 Pour Ollie et pour Sonja aujourd'hui. Briser la glace , il savent le faire !

 

Et en plus, ils y vont gaiement ! 
 


A l'AUBE 

samedi 26 décembre 2020

Fiachra and Sophie



Le trio de musique traditionnelle Grosse Isle, formé des Québécois André Marchand (guitare, voix) et Sophie Lavoie (violon, piano, voix), ainsi que de l’Irlandais Fiachra O’Regan (cornemuse, whistle, banjo), marie les musiques de leur terre respective. La formation s’impose sur la scène de la musique trad, partout dans le monde, depuis la parution de son premier album, Un Canadien errant (2016). Voyagez et dansez, du Québec jusqu’à l’Irlande!
Le trio interprète ici Molly's Jig . Enjoy ! 
 



Galway et Dublin parés.


                                                                              La rue piétonne 


                                                                                A Temple Bar 
 

Sa Joie et son Espoir

Enviez-la ! Qu'il souffre ou combatte, c'est ELLE
Que l'homme à son secours incessamment appelle,
Sa JOIE et son ESPOIR, son rayon sous les cieux,
Qu'il pressentait de l'âme et qu'il cherchait des yeux,
La colombe au cou blanc qu'un vent du ciel ramène
Vers cette arche en danger de la famille humaine,
Qui, des saintes hauteurs en ce morne séjour,
Pour branche d'olivier a rapporté l'AMOUR...

Louise Ackermann

vendredi 25 décembre 2020

L'infini des grains de sable


 Un jour ou une nuit – entre mes jours et mes nuits, quelle différence y a-t-il? – je rêvai que, sur le sol de ma prison, il y avait un grain de sable. Je m’endormis de nouveau, indifférent. Je rêvai que je m’éveillais et qu’il y avait deux grains de sable. Je me rendormis et je rêvai que les grains de sable étaient trois. Ils se multiplièrent ainsi jusqu’à emplir la prison, et moi, je mourais sous cet hémisphère de sable. Je compris que je rêvais. Quelqu’un me dit : « Tu ne t’es pas réveillé, ce rêve est dans un autre et ainsi jusqu’à l’infini, qui est le nombre des grains de sable. Jorge Luis Borges


Les rois de la fête