Je balaye ma mémoire
C’est tell’ment bête / de perdre du temps / avec des histoires
De trimballer des dettes / au fond de sa raison / comme un long purgatoire
Tous les mots qu’on regrette / ou / ceux qu’on a pas dit à temps
On a trop à faire / sans s’encombrer la tête / faut aller de l’avant… Alors,
Qu’est-ce que j’m’emmerde / à sourire à des gens / qui croient tout savoir
Qu’est-ce qui les empêche / de dire très franchement / leurs vérités en face
Toujours des paillettes / des « comment ça va ? » / vides comme le vent
Des banalités ou des saloperies / jamais dites par devant
Je prends un crayon noir / J’ouvre mon répertoire / Et puis je raye / dès la page des A
Les rendez-vous tragiques / les trahisons publiques / Je rectifie mon grimoire
Pas la peine de s’asseoir / Il suffit de revoir /Toutes les vedettes / dignes d’un cinéma
Les faux amis cyniques / aux opinions critiques / Je balaye ma mémoire
A quoi ça me sert / de penser à des gens qui ne pensent plus à moi
Qu’est-ce qui m’empêche / de mettre aux encombrants / le fond de mes tiroirs
Les vieilles lettres / les photos délavées / par l’éponge du temps
Les trucs obsolètes / les vieux machins cassés / ou rouillés par les ans
Qu’est-ce que j’m’emmerde / à avoir des sentiments / pour des gens qui n’en ont pas
Pourquoi j’m’entête / à espérer qu’un jour / tu reviendras vers moi
Les souvenirs végètent métamorphosés / par un vernis brillant
Dans mon pense-bête / je garde le meilleur / j’en oublie le présent
Je mets en petits tas / ce qui reste de toi / Nos derniers gestes / sur le quai de la gare
Tes mots au subjonctif / tes promesses sans suite / Je ne garderai rien de toi
Je suis concierge / dans un immeuble / Au rez-de-chaussée / vous pouvez entrer…
Brigitte Méchanteck / Est appréciée du voisinage / Elle vit au premier étage
Tous les gens la respectent / Elle part en pèlerinage /La foi guide tous ses voyages
Si on savait qu’elle jalouse ses amies /Qu’elle déteste / les enfants de tout âge
Qu’elle a occis son mari / Juste pour l’héritage !
C’est le tango des étiquettes / On les colle sur la tête / On est fichés cons ou gentils
C’est pas très compliqué !
Mama dou Dou occupe / La chambre du second étage / Il nettoie / au zoo / les cages
Il doit piquer des trucs / On dit même qu’il est très sale / Qu’il a des rites sauvages
Si on savait / qu’il enseignait à Kigali / Qu’il sait par cœur / tous les mots du dico
La guerre a tué / sa famille / Qu’il déteste le zoo !
C’est le tango des étiquettes / On les colle sur la tête / On est fichés cons ou gentils
C’est pas très compliqué !
Au troisième Lecoeur / Est un étrange personnage / Il ressemble / à un / naufrage
Les enfants en ont peur / Les femmes tressaillent sur son passage / Peut-être est-il nécrophage ?
Si on savait / qu’il adore les fleurs / Qu’il écrit des / poèmes vraiment touchants
Que dans ses vies / antérieures / Il était prince charmant !
C’est le tango des étiquettes / On les colle sur la tête / On est fichés cons ou gentils
C’est pas très compliqué !
Prenez donc l’ascenseur / Il reste encore vingt étages /Ce sera / sans doute / plus sage
Vous allez à 20 heures / Chez votre ami qui emménage / Y’aura même du voisinage
Ne riez pas / quand vous serez au bal / De mes balais / de mon petit boulot
De ma surcharge / pondérale / J’viens d’gagner au loto !
C’est le tango des étiquettes / Ça se colle sur la tête / Pas de pitié on estampille
Vlan ! Fallait pas la montrer !
C’est pas beau les gens qu’étiquettent / Ça ne se voit pas sur leur tête
Mais à leurs yeux qu’ils écarquillent quand / Tu ne sais pas danser comme eux !
Moi je t'aime
J’habitais rue de la Treille / Dans un vieux quartier lillois /
J’avais pas beaucoup d’oseille / Une chambre de bonne sous les toits
J’avais un sérieux béguin / Pour un gars qu’écumait les bals / Y’m’disait qu’il était marin
Sur un paquebot à six voiles
Tu es beau, tu es grand, moi je t’aime / Tu me vas comme un gant, un poème
Toi mon homme, mon voyou, mon bateau / Pour voguer sur les flots, je te suivrai…
Mais un beau jour, c’est plus pareil / Y te dit : « Ca ne va pas ! »
Fait ses valises et appareille / Pour d’autres jupons aux abois
Je m’souviens j’avais du béguin / Pour un gars qui dansait au bal
Y’m’disait qu’il volait au loin / Dans un avion jusqu’au Népal
Tu es doux, tu es fort, moi je t’aime / Tu transformes mon cœur en soleil
Toi mon ange, mon amour mon oiseau, / Pour voler au plus haut, je te suivrai…
Mais un beau jour, tout s’enraye / Y te dit : « Je n’t’aime pas »
Fait ses bagages à tire d’aile / Et s’envole vers d’autres bras
Un gars m’avoua son béguin / Celui qui démontait le bal
Il était tendre et puis forain / Il m’emmena sur les chemins
Tu es beau, tu es grand, moi je t’aime / Tu me vas comme un gant, un poème
Toi mon homme, mon voyou, mon bateau / Pour voguer sur les flots, je te suivrai…
Tu es doux, tu es fort, moi je t’aime /Tu transformes mon cœur en soleil
Toi mon ange, mon amour mon oiseau / Pour voler au plus haut, je te suivrai…
Pour votre grand plaisir, des textes universels , une mélodie tendre, une voix pure
Un condensé de talent , de créativité, de simplicité , "d'élégance" comme l'a défini Martine F.

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