mercredi 18 février 2026

Lorsque j'étais petite

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 C’était avant !
  Ma mère découpait le poulet, hachait les œufs et tartinait le pain avec le même couteau, sur la même planche, sans jamais utiliser d’eau de Javel. Et pourtant, je n'ai aucun souvenir d'avoir été intoxiquée.   
Le dimanche, c'était souvent "poulet frites" . Pas besoin d'aller chez  McDo pour en manger . Nous aimions nos traditions 
 Nos sandwichs d’école étaient enveloppés et glissés dans un sac en papier brun, souvent récupéré des sachets de légumes achetés au marché,  Il n'y avait ni glacière ni compartiment réfrigéré. 
Nos goûters : du pain avec du beurre et quelques carrés de chocolat à l'intérieur  ou du beurre, du sucre et de la crème de lait bouilli dessus. .Et je ne me souviens pas avoir croisé la route d’une bactérie E.-coli

 


Nous aurions tous préféré plonger dans le lac, la rivière, ou courir sur la plage, plutôt que barboter dans une piscine chloréeoù tout le monde est agglutiné et où il fallait payer pour entrer. D’ailleurs, les plages ne fermaient jamais à l’époque. 
On faisait du sport à l'école, pieds chaussés de simples baskets, sans semelles à coussins d’air, sans réflecteurs lumineux intégrés, ni gadgets dernier cri et qui ne coûtaient pas un bras à nos parents 
 Des blessures ? Il y en avait sûrement… Pourtant, je ne m’en souviens pas
 À l’école, une faute se soldait par une punition
On appelait cela "la discipline" Et nous avons grandi en respectant les règles, en honorant nos aînés et nos anciens 

 


Nous étions trente, parfois jusqu'à cinquante par classe. Pourtant, nous avons tous appris à lire, écrire, et compter. Les tables de multiplication se savaient par cœur. Les devoirs étaient faits le soir.Et nous avons même appris à rédiger une lettre sans fautes Étrange, n’est-ce pas ? 
À la fin de l'année scolaire, il y avait des kermesses avec des tombolas,et chaque Maman préparait un gâteau que nous étions si fiers d'apporter. Il y avait un tableau d'honneur où les noms des plus méritants et des mieux notés étaient inscrits et valorisés, et faisaient leur fierté
Nous chantions l’hymne national et nous honorions notre drapeau
Et personne ne s’en offusquait. 


Rester en retenue après les cours suffisait à nous couvrir de honte
Je ne me souviens pas de m’être ennuyé sans ordinateur, sans
PlayStation, sans Nintendo, ni Xbox, ni bouquet TV à 270 chaînes
L’ennui ? Il ne semblait pas exister!

 

 Et quand une guêpe nous piquait, où étaient les antibiotiques ou les trousses stériles ? Il n'y avait rien de tout cela
Maman sortait la bouteille d’iode, ou des recettes de grand-mère
Commefrotter de l'ail ou mettre du vinaigre sur la piqûre. Aujourd’hui, ce serait direction les urgences, et dix jours
d’antibiotiques 

 


 
On réglait les problèmes nous-mêmes sans avocat. C'était bien trop cher.  S'il y avait une bagarre, ça en resterait aux mains et à la loyale. Il n'y avait ni couteaux ni machettes 
On jouait dehors jusqu'à une certaine heure, après quoi il fallait
rentrer et nos parents y veillaient, et savaient toujours où l'on était
On pouvait se promener dans les rues même tard le soir sans avoir peur de se faire voler, violenter ou égorger 
Aucun de nous ne savait ce qu'était une famille dysfonctionnelle. Comment l'aurions-nous su? Tout se réglait naturellement
On ne parlait ni de thérapie de groupe ni de gestion de la colère
Et le pays entier ne prenait pas de Prozac


Comme nous avons eu de la chance !

Amour à tous ceux qui ont partagé cette époque

lundi 16 février 2026

Coupe rafraichie

 

Je n'avais pas 30 ans quand Lydie, la jeune coiffeuse d'Anne-Marie, ma meilleure amie, s'est mise à nous coiffer. Elle nous a coiffées  pendant des années , Anne MA , 1 ou 2 fois par semaine , moi une fois par mois si j'étais à Paris .  Nous l'avons vu se marier, avec Patrice, devenir la maman de Jean Bernard perdre son amoureux, se démener des années avec peu. 

Anne-Marie est morte 

 Lydie a pris sa retraite 



Elle est venue toutefois  à l'hôpital aujourd'hui, par amitié d'aussi loin qu'Antony,  rafraichir une coupe vieillotte. Mes filles ne voulant pas qu'elle me ratiboise comme je l'avais prévu, nous sommes restées modestes du côté des ciseaux! 

dimanche 15 février 2026

Je parviens à

À me lever de mon fauteuil seule 

À m'asseoir et à me relever d'une chaise percée 

À faire 30 pas en m'appuyant sur un déambulateur 

 

C'est mieux qu'hier !!! Alors je reprends courage 




                                                                     Et bien moins que demain , alors je garde espoir 

Mes cannes qui m'agaçaient tant sont désormais mes meilleures amies  et alliées ! 

Je ne sais pas encore où je serai transférée pour ces semaines de rééducation, mais je suis déterminée à tenter l'impossible. Je gagnerai au moins en persévérance.

mardi 10 février 2026

Marion Cotillard et Benoît Magimel

 

Quand PIAF vit avec MOMO


L’actrice et réalisatrice Emmanuelle Bercot (De son vivant, Elle s’en va…) prépare actuellement l’adaptation de L’Enragé (2023), le roman du journaliste Sorj Chalandon, inspiré d’un fait divers glaçant. Le pitch ? “En 1934, dans le bagne pour enfants de Belle-Île-en-Mer, 56 gamins, battus et humiliés par leurs gardiens, se révoltent et parviennent à s’évader. Mais encerclés par la mer, ils sont rapidement capturés et renvoyés en prison. Tous, sauf un. Jules Bonneau, surnommé La Teigne, un adolescent écorché vif qui trouve refuge chez Anne et Jean Kadarn. Une infirmière et un pêcheur aux idées progressistes.



Actuellement en tournage sur l’île située dans le sud de la Bretagne, le film réunit un casting de choix : Marion CotillardBenoît Magimel et Christophe Montenez (de la Comédie-Française). Aaron Debarre et Robin Dancoing y incarneront quant à eux des enfants de la colonie pénitentiaire.

Puis re-partie

 


Il n'y a pas d'autres options pour le moment. Je suis donc toujours à l'hôpital Pompidou , en attente d'une place dans une maison de rééducation voisine (ou pas!)

Ma nouvelle vie dépendra de ce que je parviendrai ou non à réaliser. Me retaper .Refaire des muscles. Me faire assez confiance pour aller de l'avant .à cet âge avancé!  Mais le coup est rude .

Si je ne parviens pas à marcher, je serai acculée à vivre en chaise roulante  dans un endroit où je serai aidée, étant devenue dépendante d'une chute à l'autre.

Quelque chose que, certes, jamais je n'aurais envisagé.

À moins, bien sûr , que le MIRACLE ne tarde pas à arriver .

Je ne désespère pas encore . Ce sera comme ce sera et ça apportera son lot de conscience , comme toute une nouvelle dose de patience,  une résilience sans faille…

Nous verrons à quoi ce type de malheur  subi pourrait être utile !

Comme disait une amie cet après-midi, être en chaise roulante, c'est être handicapée mais pas malade, et tant que mes mains pourront courir sur le clavier, je suppose que je m'adapterai à ma destinée du moment.