dimanche 3 avril 2022

Dog's bay today

 






                                
       Connemara bleu ce matin  -  Des photos de Catherine Prost 






Aimons-nous


LET’S LOVE EACH OTHER
by Rumi (translated by Haleh Liza Gafori) mystique , poète et philosophe persan

 ( (Balkh, 30 septembre 1207 - Konya, 17 décembre 1273) ) 


Let’s love each other,
let’s cherish each other, my friend,
before we lose each other.

You’ll long for me when I’m gone.
You’ll make a truce with me.
So why put me on trial while I’m alive?

Why adore the dead but battle the living?

You’ll kiss the headstone of my grave.
Look, I’m lying here still as a corpse,
dead as a stone. Kiss my face instead!

Rumi 



                                            Aimons-nous,
chérissons-nous, mon ami, avant que nous nous perdions  
Tu me regretteras quand je serai parti.
Tu me joueras des tours.
Alors pourquoi me juger de mon vivant ?
Pourquoi adorer les morts et  combattre les vivants ?
Tu embrasseras ma  pierre tombale
Regarde, je suis allongé ici encore  tel un cadavre, mort comme une pierre. 
Embrasse  plutôt mon visage  !


Erik Speer


 .erik speer...american fiber artist..sculptor....mount pleasant..south carolina...born 1989...

..."knitting the ocean ~ when you look at his work you see the influences of his diving background..massive wall hangings that resemble coral reefs knitted and crocheted from wool..interspersed with shapes reminiscent of barnacles and sea urchins made from various fibers and textiles".

Un artiste américain qui travaille avec différentes fibres et textiles, plongeur, il appelle cette oeuvre " tricoter l'Océan " ( coraux, oursins, berniques ..) Quel travail original.

samedi 2 avril 2022

Fille de ...

 

Emmanuelle Bercot, une vraie fille de… «Je voulais être chirurgien comme mon père. Il m’a pas mal dissuadée, je le regrette»

Emmanuelle Bercot, fille de médecin

De La Fille de Brest, sur la lanceuse d’alerte du Médiator, en passant par De son vivant, film poignant sur la fin de vie, César du meilleur acteur pour Benoit Magimel, ou la semaine prochaine en réalisatrice pour la deuxième saison d’En thérapie sur Arte, Emmanuelle Bercot n’est jamais loin du soin, et donc de la médecine. Et pour cause, son père était chirurgien cardiaque à Lariboisière… Donc oui, Emmanuelle Bercot est une fille de…

«Je suis très sensible au monde médical, d’abord parce que je suis fille de chirurgien. J’ai très longtemps voulu l’être, jusqu’à 15 ans. Du coup, j’ai énormément accompagné mon père en salle d’opération, c’était ma passion. C’est un univers qui me fascine et dont je me sens proche. C’est pour cela que j’ai fait deux films quasiment coup sur coup à l’hôpital. » 

Le film est dédié à mon père, chirurgien cardiaque

En effet, Emmanuelle Bercot filme les hôpitaux et les médecins comme peu de cinéastes, avec un regard à la fois empathique et connaisseur. Pour La fille de Brest, sur le combat d’Irène Frachon, pneumologue et lanceuse d’alerte dans l’affaire du Médiator, elle a misé sur sa proximité avec le secteur. « Le film est dédié à mon père, chirurgien cardiaque. Le monde médical est un monde que je connais bien, et l'hôpital un univers dans lequel je me sens bien. Mon père a d'ailleurs toujours lui-même été préoccupé par la question des médicaments et la puissance de labos pharmaceutiques. Nous en parlions beaucoup à la maison. Alors, lorsqu'une productrice m'a proposé de réaliser un film à partir du livre Mediator. Combien de morts ? d'Irène Frachon, j'ai immédiatement été intéressée. » Et son traitement juste de l’histoire a fait mouche. « Ma bonne connaissance du milieu médical a dû jouer dans le choix d’Irène. J’ai toujours été fascinée par l’ambiance des salles d’opération. Je pense qu’Irène a été sensible à ça. »

Tous les mercredis j'étais là pour toutes les opérations

Car petite fille, Emmanuelle Bercot se voit bien médecin, comme papa, mieux chirurgien comme lui. Ce métier la fascine. « Mes occupations préférées le mercredi après-midi c’était d’aller voir opérer mon père, j’étais là pour toute l’opération, qui était très longue, les opérations cardiaques ça dure 6 ou 7 heures, j’étais habillée comme les chirurgiens, stérile, j’étais là et j’assistais de très près à tout ce qu’il se passait, parce que c’était une vraie passion, je voulais vraiment en faire mon métier, ce n’était pas juste une distraction. » 

Mais finalement l’absence de femme au bloc, et surtout l’amour de la danse sont les plus forts, et surtout son père n’est pas vraiment partant pour que sa fille suive ses traces :« Mon père m'a pas mal dissuadé. Je regrette. En tant que cinéaste, j'ai pu toucher du doigt ce métier que j'ai une frustration de ne pas avoir fait." Quoi qu’il en soit après le bac c’est pour une école de danse qu’elle opte. Adieu la médecine !

En tant que fille de chirurgien, je ne voulais rien épargner au spectateur

Alors c’est dans ses films que la cinéaste renoue avec ses premières amours, elle n’a pas peur d’intégrer des scènes très médicales dans ses longs métrages, des chambres d’hôpital, des autopsies, voir des moments assez crus, notamment dans La fille de Brest« Je ne voulais rien épargner au spectateur et en tant que fille de chirurgien cardiaque, j’avais un intérêt sur comment filmer cette chirurgie. Je voulais que le spectateur ressente épidermiquement ce que produit le médiator. Le sacrifice de la santé des patients, de la chair, mais aussi de la vie. Et cela de la façon la plus réaliste possible. »

Pour De son vivant aussi elle veut filmer le cancer avec justesse, et surtout elle veut un médecin crédible, au point de faire tourner le docteur Gabriel Sara, oncologue-hématologue au Mount Sinaï-Roosevelt Hospital de New York dans son propre rôle, après être allée longuement s’immerger dans son service. « En fait j’ai passé plusieurs semaines avec lui, dans son service, j’ai assisté à des séances avec les soignants, exactement comme on le voit dans le film, j’ai rencontré son assistante, certains de ses patients. J’ai beaucoup parlé avec les uns et les autres pour comprendre la dimension humaine et presque philosophique du travail de ce médecin. »

Et d’un point de vue, encore plus personnelle, Emmanuelle Bercot s’astreint à une très bonne hygiène de vie, la santé pour elle c’est important. « Je fais du sport. Je m’alimente bien, je prends soin de ma peau... Ma vie est orientée vers la bonne santé. » Une vraie fille de médecin, on vous dit.

 

Depardieu chante Barbara

 Voilà combien de jours, voilà combien de nuits,





Voilà combien de temps que tu es reparti,
Tu m'as dit cette fois, c'est le dernier voyage,
Pour nos coeurs déchirés, c'est le dernier naufrage,
Au printemps, tu verras, je serai de retour,
Le printemps, c'est joli pour se parler d'amour,
Nous irons voir ensemble les jardins refleuris,
Et déambulerons dans les rues de Paris,
Dis, quand reviendras-tu,
Dis, au moins le sais-tu,
Que tout le temps qui passe,
Ne se rattrape guère,
Que tout le temps perdu,
Ne se rattrape plus,
Le printemps s'est enfui depuis longtemps déjà,
Craquent les feuilles mortes, brûlent les feux de bois,
A voir Paris si beau dans cette fin d'automne,
Soudain je m'alanguis, je rêve, je frissonne,
Je tangue, je chavire, et comme la rengaine,
Je vais, je viens, je vire, je me tourne, je me traîne,
Ton image me hante, je te parle tout bas,
Et j'ai le mal d'amour, et j'ai le mal de toi,
Dis, quand reviendras-tu,
Dis, au moins le sais-tu,
Que tout le temps qui passe,
Ne se rattrape guère,
Que tout le temps perdu,
Ne se rattrape plus,
J'ai beau t'aimer encore, j'ai beau t'aimer toujours,
J'ai beau n'aimer que toi, j'ai beau t'aimer d'amour,
Si tu ne comprends pas qu'il te faut revenir,
Je ferai de nous deux mes plus beaux souvenirs,
Je reprendrai la route, le monde m'émerveille,
J'irai me réchauffer à un autre soleil,
Je ne suis pas de celles qui meurent de chagrin,
Je n'ai pas la vertu des femmes de marins,
Dis, quand reviendras-tu,
Dis, au moins le sais-tu,
Que tout le temps qui passe,
Ne se rattrape guère,
Que tout le temps perdu,
Ne se rattrape plus .
Barbara





Quel cadeau ! Emmanuelle m'a invitée à aller entendre hier soir Depardieu chanter Barbara au Théâtre Montaihne
Spectacle extrêmement émouvant foule enthousiaste. Bonheur partagé donc démultiplié .