lundi 6 mai 2024

Les Molières 2024

Ce soir 6 mai aux Folies Bergères .

Emmanuelle ne l'aura donc pas eu  aussi extra-ordinaire qu'elle ait pu paraître et apparaître dans Persona , Charles Berling, son partenaire, non plus. Par contre, je me réjouis pour Cristiana Reali que j'avais eu le bonheur d'applaudir dans Un tramway nomme désir 




MOLIÈRE DE LA COMÉDIENNE DANS UN SPECTACLE DE THÉÂTRE PUBLIC

Lauréate : Vanessa Cailhol dans Courgette de Paméla Ravassard et Garlan Le Martelot, mise en scène Paméla Ravassard

Les autres nominés :

Emmanuelle Bercot dans Après la répétition/persona de Ivo van Hove, mise en scène Ivo van Hove

Laetitia Casta dans Une journée particulière de Ettore Scola, mise en scène Lilo Baur

Marina Hands dans Le Silence de Lorraine de Sagazan et Guillaume Poix, mise en scène Lorraine de Sagazan


MOLIÈRE DU COMÉDIEN DANS UN SPECTACLE DE THÉÂTRE PUBLIC

Lauréat : Micha Lescot dans Richard II de William Shakespeare, mise en scène Christophe Rauck

Les autres nominés :

Charles Berling dans Après la répétition/persona de Ivo van Hove, mise en scène Ivo van Hove

Laurent Lafitte dans Cyrano de Bergerac de Emmanuel Daumas, mise en scène Emmanuel Daumas

Roschdy Zem dans Une journée particulière de Ettore Scola, mise en scène Lilo Baur


MOLIÈRE DE LA COMÉDIENNE DANS UN SPECTACLE DE THÉÂTRE PRIVÉ

Lauréate : Cristiana Reali dans Un tramway nommé Désir de Tennessee Williams, mise en scène Pauline Susini

Les autres nominés : 

Pascale Arbillot dans Interruption de Pascale Arbillot, Hannah Levin-Seiderman, Sandra Vizzavona, mise en scène Hannah Levin-Seiderman

Ariane Ascaride dans Gisèle Halimi, une farouche liberté de Agnès Harel, Philippine Pierre-Brossolette et Léna Paugam, mise en scène Léna Paugam

Noémie Lvovsky dans Vidéo club de Sébastien Thiéry, mise en scène Jean-Louis Benoît


La Peur


“La peur est la principale source de superstition et l’une des principales sources de cruauté. La conquête de la peur est le commencement de la sagesse.”

Bertrand Russel (1872-1970)
Philosophe britannique

“Fear is the main source of superstition and one of the main sources of cruelty. To conquer fear is the beginning of wisdom.”



C'est fou ce que les gens ont peur de ce côté du monde.
J'avais un peu oublié ça en Inde où personne (autour de moi du moins) n'a grand-chose à perdre.
Mais à Paris et même ici je vois comme les gens ont peur : peut de manquer, peur d'être volé, peur d'avoir été violé, peur de la violence verbale, peur de la violence tout court, peur du feu, peur de la mort, peur du changement climatique, peur de la vieillesse, peur de la maladie, peur des souris, peur des virus, peur de l'eau qui monte. Peur, peur et encore peur. Accroche-toi Jeannot ! J'ai l'impression qu'ils se créent beaucoup de soucis, ces Jeannot-là. 

Le Christ disait qu'on ne peut pas servir deux maîtres à la fois mais alors est-ce que ça voudrait dire que si on sert le plexus solaire on ne peut en même temps servir le cœur. Je craindrais, du coup, en nourrissant la peur de ne plus être capable de nourrir l'Amour.

Alors tant pis pour moi ! D'avance j'accepte et tout ce qui EST et m^me ce qui sera ! 

dimanche 5 mai 2024

Voisin/ Bercot: Du rififi aux JO

 

Jérémie Sein, coréalisateur de la série “Parlement”, signe une comédie sensible et désinvolte, centrée sur le parcours chaotique d’un champion de tir maladroit aux Jeux olympiques de Paris. Prometteur.

Quelque chose bouge du côté de la comédie française, incarnée par une nouvelle génération certes pas encore assez dotée en star power pour prendre la relève des mastodontes des années 2010 mais tout de même assimilable par le divertissement populaire. Le Dernier des Juifs de Noé Debré ou Bis Repetita d’Émilie Noblet ont récemment confirmé un vent de fraîcheur, apportant dans son sillage des objets plus en phase avec l’époque, empreints de subtilité et rétifs à un certain beaufisme qui avait dominé l’ethos de la comédie de ces deux dernières décennies.

L’Esprit Coubertin en est. Son auteur, Jérémie Sein, a officié comme réalisateur des bientôt quatre saisons de Parlement (créée par Debré, coréalisée par Noblet). Ancien journaliste sportif, ce n’est pas aux arcanes de la politique mais à celles de l’olympisme qu’il a consacré son premier long, centré sur le parcours chaotique d’un champion de tir aux JO de Paris. L’introverti Paul (Benjamin Voisin), véritable malaise ambulant aux manières brusques et autistiques, n’en est pas moins le dernier espoir de médaille d’une délégation française humiliée à domicile – mais à mesure que son épreuve approche, sa concentration se disperse entre querelles de dortoir et montées d’hormones.

Le film est parfaitement réussi dans le ton, et pourtant totalement cryptique quant à ses intentions : il semble limite buller, mener la barque de son récit au petit bonheur la chance, au gré des humeurs aléatoires de personnages assez bien brossés pour donner à l’ensemble un souffle de tableau vivant – mention spéciale à Laura Felpin, parfaite dans un rôle d’intendante du village olympique sans doute écrit pour elle. Le but n’est somme toute pas si éloigné de Parlement : Sein ne s’intéresse certainement ni à la politique européenne ni au sport (on verra d’ailleurs très peu de scènes d’épreuves – le budget ne semble pas y être pour rien), mais passionnément à la ménagerie bureaucratique grouillant autour de l’arène.

Dans quel but ? C’est un peu le mystère, tant le film se plaît à brouiller tout ce qui pourrait ressembler à une trajectoire motivée du héros, être attachant mais veule qui, s’il progresse sans nul doute, pour autant n’apprend rien. Tant sur le plan politique que sur celui des sentiments, Paul est entouré de gens plus matures et structurés que lui et essaie de se hisser à leur niveau, mais la part du mûrissement sincère et celle du strict mimétisme restent chez lui indiscernables. Un épilogue assez génial en donne sans doute la clé : interrogé des années plus tard sur le coup d’éclat de son olympiade, le jeune adulte accrédite mollement les questions toutes faites d’une journaliste qui l’érige en symbole (“C’était politique ? – Ah, bah oui…”).

L’Esprit Coubertin s’affirme à la lumière de cette coda comme une comédie sensible sur la perte collective de sens et la gesticulation des humain·es à l’intérieur de récits creux auxquels ils et elles font semblant de croire : l’exploit, le travail, l’effort, la vertu s’évanouissent instantanément sous son beau regard d’absolue désinvolture.

Clown Emma

 L'actrice révèle le clown qui est en elle




EMMANUELLE BERCOT, ACTRICE ET RÉALISATRICE :

« LA COMÉDIE, C'EST PARTICULIER CAR JE ME TROUVE EN SITUATION DE DÉBUTANTE ».

PHOTO MICHÈLE BLOCH-STUCKENS


Guénaelle Daujon


À l'affiche de la comédie « L'Esprit Coubertin » de Jérémie Sein, la réalisatrice et actrice, Emmanuelle Bercot, ose une nouvelle partition de son jeu, en interprétant la coach sportive délurée d'un jeune prodige du tir (Benjamin Voisin), dernier espoir de médaille d'or pour la France aux JO de Paris.

Depuis « Making of» de Cédric Kahn ou « Sentinelle » avec Jonathan Cohen, on vous voit de plus en plus dans des comédies. Qu’est-ce que ça ouvre de nouveau chez vous ?

Depuis toujours, mes amis me disent queje devrais en faire mais jusque-là, on ne m'en proposait pas... (rires). Peut-être est-ce mon âge, mais depuis deux ans, les comédies viennent à moi. C'est particulier car je me trouve en situation de débutante. La comédie est une technique précise, où il faut un certain lâcher-prise, ne pas avoir peur du ridicule ou d'être à côté. II y a un plaisir du risque qui demande à ne pas se brider. C'est un exercice de dés-inhibition.


Cette comédie « potache et anxieuse » comme la définit le réalisateur, a-t-elle révélé le clown qui est en vous ?


Oui, mais ça se fait petit à petit. Pour faire ce métier, il faut rester profondément un enfant. Comment croire à cette coach de 50 ans qui se comporte comme une ado ? Il faut y aller à fond et, si l'on est sincère, ça fonctionne !


« L'Esprit Coubertin » est un film anti-sport, sur « la loose à la franşaise »... il

revendique un humour « cringe » : qu'est-ce que c'est ?


J'ai découvert ce ton que je n'ai jamais vu en France. C'est un humour malaisant, dérangeant dans la tradition des films américains de Judd Apatow, des frères Farrelly ou de Will Ferrell. Le sel du film, surtout dans le contexte des JO de Paris, c'est que l'on y incarne des baltringues, des bons à rien, à l'opposé de la légende du monde sportif.


Le film sort le jour où la flamme olympique arrive en France, était-ce un calendrier prévu ?


Non, pas du tout ! Lorsque le réalisateur a commencé à écrire, il ne savait même pas que les JO allaient s'organiser en France. La simultanéité est dingue.


Vous y êtes tous un peu moches, décomplexés, paumés... Est-ce ce contre-emploi qui vous a plu ?


Le réalisateur a tordu tout ce que l'on nous transmet de la discipline sportive. Ici, ils font la fête et boivent de l'alcool, à l'opposé de la rigueur et de la conduite de santé des sportifs. Ils sont plus là pour s'amuser que pour gagner.


Benjamin Voisin dit avoir pris des risques et que certains jours, il se demandait ce qu'il faisait là... et vous ?


Moi aussi, (rires) mais Benjamin était à fond dans la caricature. Moi, je n'avais rien d'absurde à jouer, j'étais moins décalée. Même si mon personnage est immature, déjanté, il a moins de comportements étranges. Lui avait une partition faite de mimiques, de tics. En voyant le film, j'ai été bluffé, on y croit totalement.


Quand on a votre expérience de réalisatrice et que l'on joue dans un premier film, est-ce que l'on donne des conseils ?


Quand je suis comédienne, j'éteins mon cerveau de réalisatrice. Je me mets au service, je ne suis qu'un instrument du film. Mais, comme la mise en scène me passionne, dans les moments d'attente, je reste sur le plateau. Je suis attentive au découpage du réalisateur. Sans jugement. En revanche, si je vois un jeune réalisateur galérer, de façon amicale, je donne mon avis. C'est très dur de réaliser un film, encore plus un premier, alors tout ce que je peux faire pour aider, je le fais.


« L'Esprit Coubertin »

De Jérémie Sein avec Benjamin Voisin , Emmanuelle Bercot , Grégoire Ludig , Laura Felpin - Sortie en salle le 8 mai 2024



C'est l'anniversaire de Pierre

 Il fête son demi siècle cet ex futur gendre, père de mes adorables petites filles Maria et Lila , meilleur ami et amour de Marine. Être d'exception  aussi humble que compatissant , aussi doué qu'intelligent,  aussi généreux que gentil, aussi cultivé que bien orienté.  Et bien plus encore ...




 


Ici le soleil est revenu aussi est-ce dehors que je lèverai mon verre à sa santé . 

Que l'année qui commence mon Pierre soit pleine de belles et bonnes surprises .  Bisous de Bally .

Baby lamb


 Emma et Hannah O' Sullivan et leur bébé agneau 

samedi 4 mai 2024

Rangement


Juste une journée de rangement . C'est l'heure d'un second tri. le premier ayant eu lieu quand j'ai emménagé il y a deux ans  C'est si petit que si je rentre un pull d'American Vintage (et j'en ai 5 en tout ! )  il faut que j'en sorte deux plus vieux  !!! Heureusement il y a des refugiés ukrainiens qui seront ravis de récupérer draps, serviettes de toilette (je n'ai plus qu'un tiroir !)  et vêtements chauds. " Seulement ce que tu donnes t'appartient pour toujours ", vu que , comme dit le proverbe irlandais , "personne ne peut plus te le prendre". Me voilà rassurée ! 


Le ciel s'est dégagé ce soir . Je vois plus clair !  La maison commence à se re-ressembler ....