vendredi 19 juin 2026

Aimer ce qui est .

 


  • Un jour, un moine bouddhiste m’a dit ceci : « Tout ce que j’ai appris en vingt ans de vie monacale peut se résumer à une phrase : ce qui advient finit par passer. Ça je le sais. » Bien sûr, ce qu’il entendait par là se résume à ceci : j’ai appris à n’offrir aucune résistance à ce qui est, à laisser le moment présent être tel qu’il est et à accepter la nature impermanente de toute chose et de toute circonstance. J’ai donc trouvé la paix.
  • Quand on n’offre aucune résistance à la vie, on se retrouve dans un état de grâce et de bien-être. Et cet état ne dépend plus des circonstances, bonnes ou mauvaises. Cela peut sembler presque paradoxal. Pourtant, lorsque vous êtes intérieurement libéré de votre dépendance à la forme, les conditions générales de votre vie, c’est-à-dire les formes extérieures, tendent à s’améliorer grandement. Les choses, les gens ou les circonstances dont vous pensiez avoir besoin pour être heureux vous arrivent sans que vous jouiez des coudes ou ayez à fournir d’efforts. Et aussi longtemps qu’ils sont là, vous êtes libre de les goûter et de les apprécier. Tout cela prendra fin bien sûr, les cycles viendront et iront, mais la peur de perdre ne sera plus là puisque la dépendance aura disparu. Et la vie se met alors à couler facilement.
  • Le bonheur qui provient d’une source secondaire quelconque n’est jamais bien profond. Ce n’est qu’un pâle reflet de la joie de l’Être, de l’intense paix que vous trouvez en vous quand vous ne résistez plus. Être vous transporte au-delà des contraires polarisés du mental et vous libère de votre dépendance aux formes. Même si tout venait à s’écrouler et à être réduit en miettes autour de vous, vous sentiriez toujours ce profond noyau de paix intérieure. Vous ne seriez peut-être pas heureux, mais en paix.
( Le pouvoir du moment présent P : 179 ) 
Eckhart Tolle

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