Je pensais, dans ce bus hier soir, à tout ce que je pouvais supporter avec la plus grande facilité et la plus grande sérénité. L'enfant qui pleure, le vieux qui ronfle, l'air trop conditionné , ce n'est même pas que ça m'indiffère : ça m'est égal ! Plus même, la plupart du temps, ce qui est m'amuse !
Je ne sais pas trop comment appeller cette façon d'être .
Serait-ce ce que le Tibétain, appelle la "divine indifference" qu'il préconise d'acquérir?
Je n'ai pas d'expectation donc je ne peux pas avoir de déception. Ce qui est est ce qui doit être. je m'attends à tout et à n'importe quoi ! Certains diraient que je suis fataliste, d'autres parleraient de résilience . C'est comme si je n'avais pas de préférence . "Ça ou peigner une girafe", comme j'avais l'habitude de dire, c'est du pareil au même, lorsque tout j'aime !
C'est ce qui m'a fait penser qu'en réalité j'étais déjà comme ça, adolescente, quand je me sentais tellement aimée de Dieu que tout le reste me paraissait insignifiant, au sens d'équanime. Je me sentais détachée de la forme d'humeur égale . D'âme égale surtout. Prête à mourir ou prête à vivre, comme il était bon pour moi que je sois. Je suppose que c'est un corollaire de la foi.
Ça m'était souvent reproché. - Mais tu n'as pas de préférence ? - Tu ne sais pas choisir ? T'es chiante à tout trouver pareil ! Et le mot qui couvrait tout ça c'était : - Toi, de toute façon , tu es j'm'en foutiste .
Ce mot me plaisait bien hier soir pendant cette insomnie ! Peut-être que c'est une qualité après tout. Je suis peut-être j'm'en foutiste et vous savez quoi : je m'en fous. Ça m'est égal. Et vous ?

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